Correctionnelle : par colère et jalousie, il incendie deux véhicules de la mère de ses quatre enfants
Par Richard GARNIER [email protected]

Le tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre a condamné hier matin un prévenu de 33 ans, à un an d'emprisonnement aménageable pour avoir incendié deux véhicules appartenant à la mère de ses quatre enfants.
Les faits se sont produits après que l'homme ait découvert l'infidélité de cette dernière. Sans avocat pour le défendre, le prévenu a reconnu les faits, expliquant que sa colère et sa douleur avaient pris le dessus. Les juges ont souligné que la destruction de biens par un moyen dangereux mettait en péril la sécurité des enfants et ne résolvait en rien les problèmes relationnels entre les deux parents.
Anthony Sansiquet, prévenu
« J'assume totalement ce qui m'est reproché. À savoir le geste un peu trop déplacé de ma part. J'ai laissé place à mes émotions, à ma colère. Ce n'est pas la solution. Car il n'y a eu aucune réflexion. Quand j'ai mis le feu aux voitures, j'ai juste réagi ainsi par rapport à cette trahison qui me rongeait de l'intérieur. Lorsque l'on fait confiance à votre épouse qui vous a donné quatre enfants, on s'attend à autre chose. J'ai découvert cette infidélité à travers son téléphone. Puis, elle me l'a avoué. Mais elle ne s'est pas véritablement excusée. C'est à ce moment-là que la colère s'est emparée de moi. Au fur et à mesure, cela a pris de l'ampleur. Quant à mes gestes incendiaires, je les ai totalement assumés. Le seul conseil que je peux donner à d'autres qui seraient dans mon cas, c'est d'être sincère avec son partenaire. C'est un signe de respect. Autant dire les choses, au lieu de les cacher, comme elle l'a fait. Par ailleurs, j'ai fait le choix de me retrouver seul face au tribunal, sans avocat. Les juges se sont montrés conciliants envers moi. En aménageant ma peine d'un an d'emprisonnement ferme. C'est ce que j'ai eu à reprocher à ma femme. Car j'avais déjà un lourd passé judiciaire. J'ai purgé une peine de trois ans d'emprisonnement. Et cela m'a aidé à préparer ma sortie. À me réinsérer dans la société. Je travaille dans le secteur du BTP. Cet aménagement de peine va me permettre de créer ma société dans ce domaine. Aujourd'hui, je vis encore avec la mère de mes enfants. Je reste pour mes enfants. Mais maintenant que cela est réglé juridiquement, nous sommes en train de nous organiser pour que chacun puisse vivre de son côté, sans qu'il y ait d'ambiguïté entre nous ».
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