Disparition en mer à Marie-Galante : les recherches cessent, Frantz Feler déclaré disparu
Après trois jours de recherches intensives, le délégué du gouvernement pour l'action de l'État en mer a décidé, en concertation avec le préfet de la Guadeloupe, d'arrêter les recherches par moyens dirigés pour retrouver Frantz Feler disparu au large de Marie-Galante.
Tout commence dimanche 5 avril. Frantz Feler quitte Grand-Bourg, à Marie-Galante, à bord de sa saintoise “Butor”, un bateau de 6 mètres. Il doit rentrer en milieu d'après-midi. Mais les heures passent et il ne donne aucune nouvelle. Le lendemain, lundi 6 avril, ses proches, inquiets, alertent le Centre opérationnel de surveillance et de sauvetage Antilles-Guyane (CROSS AG). Immédiatement, les pêcheurs marie-galantais transmettent aux secours des informations sur les habitudes de pêche du disparu. Certains se portent même spontanément à sa recherche.
Dès l'alerte donnée, d'importants moyens sont engagés. L'hélicoptère Dragon 971 de la sécurité civile effectue trois sorties et ratisse quatre zones différentes. La SNS 2140 Ceto, de la station SNSM des Saintes, est également déployée à l'ouest de l'archipel. Mais les recherches sont rendues particulièrement difficiles par un manque cruel d'informations : les secours ne connaissent ni la dernière position connue du navire, ni sa destination effective. À la tombée de la nuit, les recherches sont suspendues, pour reprendre le lendemain matin.
Une mobilisation internationale
Le mardi 7 avril, les moyens de l'État, appuyés par les pêcheurs locaux, reprennent leurs recherches. L'hélicoptère Dragon 971 effectue deux nouvelles sorties, couvrant trois zones. L'hélicoptère Griffon 971 de la gendarmerie est engagé sur la côte et plus au large. L'escadrille territoriale de réserve de l'Armée de l'Air en Guadeloupe apporte également son aide. Les opérations prennent une dimension internationale. La Dominique engage un moyen nautique pour mener des investigations sur sa côte nord. L'avion de patrouille maritime “Dash-8” des Dutch Caribbean Coast Guards se déroute pour investiguer le Sud et l'Ouest de l'archipel guadeloupéen. Malgré ce déploiement exceptionnel, aucun élément ne permet de localiser le “Butor”.
Le mercredi 8 avril, l'hélicoptère Dragon 971 est engagé une dernière fois, sur la base de nouvelles estimations de dérives. En vain. Rien ne permet de retrouver la trace du pêcheur ou de son embarcation. En début de soirée, le délégué du gouvernement pour l'action de l'État en mer, en concertation avec le préfet de la Guadeloupe, prend la décision d'arrêter les recherches par moyens dirigés.
Plus de 10 000 km² ratissés
En trois jours, les moyens aériens ont balayé plus de 10 000 km², sans compter les traits côtiers et les transits effectués avec vigilance dans les zones d'intérêt. Cette superficie équivaut à environ six fois la surface terrestre des îles de la Guadeloupe. Malgré cette mobilisation sans précédent, le pêcheur et son navire sont désormais déclarés disparus.
Si les recherches actives sont arrêtées, la diffusion de messages de vigilance auprès des usagers de la mer se poursuivra jusqu'à dimanche en zone côtière. Sur la même période, un message EGC destiné aux navires plus au large sera également diffusé.