Dispense de peine prônée par la procureure dans l’affaire du tableau de Macron
Réquisitions du procès du tableau
Par Richard GARNIER

La procureure de la République, Caroline Calbo, a requis ce vendredi une dispense de peine pour les trois prévenus poursuivis dans l'affaire du tableau controversé représentant le président de la République décapité. Après plus de trente minutes de réquisitions, elle a fixé les limites entre provocation à la violence et liberté d'expression artistique.
Après un peu plus de 30 minutes de réquisitions dans le procès du tableau controversé et poursuivi par le président de la République, où il est représenté décapité, sa tête ensanglantée portée à bout de bras par un homme ceinturé du drapeau de la Guadeloupe. Caroline Calbo, a fixé les limites entre la provocation et l'incitation à la violence et la liberté d'expression artistique, n'a demandé aucune peine contre les trois prévenus. Pour atteinte volontaire à la vie par la diffusion, selon l'article 43 de la loi sur la presse, les auteurs sont poursuivis comme complices.
"C'est une incitation à la violence contre une personne dénommée, en l'occurrence le Chef de l'État. La provocation n'est pas ambiguë. Ce message de décapitation est dangereux. L'incitation à la violence n'est pas conciliable avec une cause générale comme la pollution au chlordécone. C'est l'assassinat du Président de la République qui est figé sur une toile". Tout en fixant les limites que sont les provocations face à la liberté d'expression artistique, il était demandé une dispense de peine contre les trois prévenus. À la suite, les plaidoiries des avocats de la défense ont débuté à 8h55. Maitre Gladys Democrite étant la première à plaider.
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