Du Lamentin à Jarry en passant par Destreland, les supporters parisiens ont vécu une soirée irrespirable avant d'exploser de joie au terme de la séance de tirs au but remportée par le PSG face à Arsenal.
Pendant plus de deux heures, ils ont retenu leur souffle. Puis, lorsque le dernier tir au but a offert la victoire au Paris Saint-Germain, les cris ont éclaté. Chants, accolades, sauts de joie et téléphones levés pour immortaliser l'instant : partout où des supporters s'étaient réunis en Guadeloupe, la tension a laissé place à la fête.
Si la finale de Ligue des champions se jouait à Budapest, elle se vivait aussi intensément à plusieurs milliers de kilomètres de là. Du Lamentin à Jarry en passant par Destreland, les maillots rouges et bleus étaient de sortie et les regards rivés sur les écrans.
Au Lamentin, le fan-club du PSG avait donné rendez-vous à ses membres bien avant le coup d'envoi. Entre grillades, ragoût de porc, riz et lentilles, les discussions tournaient autour des chances parisiennes. Les plus optimistes rêvaient déjà d'une deuxième étoile. D'autres préféraient attendre le verdict du terrain. Mais tous partageaient la même impatience.
À Destreland, au Kabana House, plusieurs anciens de la PSG Academy avaient également choisi de vivre ce rendez-vous ensemble. Certains affichaient une confiance presque inébranlable dans leur équipe quand d'autres, à l'image de Dary ou Manuel, se montraient plus prudents face à une équipe d'Arsenal déterminée à décrocher le trophée.
Entre espoir, tension et explosion de joie
Cette prudence semblait justifiée dès les premières minutes de jeu. Le but d'Arsenal a rapidement refroidi les supporters. Les conversations se sont tues, les sourires ont disparu et les regards sont restés figés sur les écrans. Mais personne ne voulait renoncer. À chaque offensive parisienne, l'espoir renaissait. À chaque occasion adverse, les soupirs se faisaient entendre.
À Jarry, au Mamma Mia comme à La Dicoline, les supporters ont eux aussi vécu la rencontre avec intensité. Les chants reprenaient après chaque temps fort parisien, avant de laisser place à l'inquiétude lors des moments plus compliqués.
L'égalisation parisienne a relancé tous les espoirs avant d'entraîner les supporters dans une prolongation puis une séance de tirs au but irrespirable. Chaque tentative était précédée d'un silence, rapidement remplacé par des cris de joie ou de déception. Lorsque le dernier tir parisien a trouvé le chemin des filets, l'explosion de bonheur a été à la hauteur du suspense vécu pendant plus de deux heures. " C'était un match très stressant, très anxiogène. Quand on a pris le premier but, je n'y croyais plus vraiment. Mais l'équipe a réussi à revenir et à égaliser. Certainement le match le plus compliqué de la saison. Aujourd'hui, on en ressort avec énormément de bonheur et une grande satisfaction ", confie Manuel, supporter parisien.
Au bout du suspense, le PSG a ajouté une deuxième Ligue des champions à son palmarès, pour le plus grand bonheur de ses supporters en Guadeloupe.

• Morgane HAGUY

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