Par Stéphanie VÉLIN [email protected]

Pour l'avocat Jean-Claude Beaujour, la position française sur la résolution relative à la traite transatlantique et à l'esclavage adoptée le 25 mars par les Nations unies, ne s'explique pas seulement par le droit. Elle dit aussi une gêne politique, mémorielle et sociale plus profonde.
«Comme ses partenaires de l'Union européenne, la
France s'abstiendra sur le texte car nous estimons que la
résolution proposée soulève, sur le fond, plusieurs difficultés au
regard du droit international », indique le communiqué publié
le 25 mars dernier sur le site de la Délégation française à
l'ONU (Organisation des Nations unies) expliquant sa position quant
à l'adoption de la résolution reconnaissant la traite
transatlantique et l'esclavage comme le « plus grave crime
contre l'humanité ». Le conseiller juridique de la France,
Sylvain Fournel, a également regretté qu'une telle résolution
établisse une « hiérarchie » entre les crimes contre
l'humanité, au risque, selon lui, de « mettre en concurrence
des tragédies historiques qu'il n'y a pas lieu de comparer ».
La justification se veut juridique. Mais elle n'a pas dissipé le
trouble né de l'abstention française.
Que dit le droit ?
Sollicité, Jérôme Bonnafont, l'ambassadeur de la
France à l'ONU n'a pas donné suite à nos demandes d'interview et
nous a renvoyés vers les déclarations déjà publiées en ligne. Ce
sont précisément ces arguments juridiques qui interrogent. Pour
Jean-Claude Beaujour, spécialiste...
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