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Hantavirus sur le MV Hondius : l’OMS déclare la fin de la flambée, 13 cas dont 3 morts

03 July 2026
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Ce jeudi 2 juillet, le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a officiellement annoncé la fin de l'épisode d'hantavirus qui avait touché le navire de croisière MV Hondius.

C'est un soulagement pour les autorités sanitaires du monde entier. “Aujourd'hui, la dernière personne ayant été en contact avec une personne exposée à l'hantavirus à bord du navire de croisière MV Hondius a terminé sa période de quarantaine, a été testée négative et est rentrée chez elle”, a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus lors d'une conférence de presse à Genève. “Aucun autre cas n'a été signalé depuis le 25 mai. Nous sommes donc très heureux d'annoncer que l'OMS considère que la flambée d'hantavirus a pris fin”, a-t-il ajouté. Au total, 13 cas ont été associés à cet épisode, dont trois morts. Plus de 650 cas contacts ont été identifiés et suivis par les autorités sanitaires dans 33 pays et territoires.

Les 13 cas identifiés dans cet épisode ne sont qu'une poignée par rapport aux dizaines de milliers d'infections à l'hantavirus recensées chaque année dans le monde. Mais ces dernières sont, la plupart du temps, issues d'une infection directe par un animal, généralement un rongeur. L'inquiétude portait ici sur le risque d'une transmission d'un humain à l'autre : la souche en cause, dite des Andes, est la seule connue pour permettre une telle contamination. Un virus rare pour lequel il n'existe ni vaccin ni traitement spécifique, ce qui rend chaque flambée particulièrement préoccupante.

Les trois victimes : un Néerlandais, une Allemande et l'épouse du premier

Trois décès sont à déplorer. Le premier, un passager néerlandais, est décédé en avril à bord du navire. Le lien avec l'hantavirus n'est pas prouvé avec certitude, aucun test virologique n'avait été effectué, mais il apparaît probable au vu de l'épidémie qui a suivi. Ce passager avait séjourné 48 heures en Terre de Feu avant d'embarquer et avait sillonné pendant quatre mois l'Argentine, avec des incursions au Chili, où l'hantavirus est présent, et en Uruguay. La deuxième victime, une passagère allemande, est décédée en mai à bord du navire. La troisième, l'épouse du premier passager décédé, est morte fin avril en Afrique du Sud, après avoir quitté le navire. L'origine du foyer n'a toujours pas été identifiée.

Un navire au cœur d'une crise sanitaire mondiale

Le MV Hondius, un navire de croisière battant pavillon néerlandais, avait quitté le port d'Ushuaïa le 1er avril à destination du Cap-Vert, avec des escales prévues sur des îles isolées de l'Atlantique Sud. Après la découverte du virus, le navire avait fait route vers Tenerife, dans les îles Canaries espagnoles, pour y évacuer plus de 120 passagers le 10 mai. Il a finalement accosté le 18 mai dans le port de Rotterdam, aux Pays-Bas, avec un équipage réduit contraint à plusieurs semaines de quarantaine. Une épopée sanitaire qui a mobilisé les autorités de plusieurs pays.

L'OMS ne compte pas en rester là. “Nous coordonnons une étude impliquant 21 pays afin de comprendre comment la maladie évolue, ce qui contribuera au développement de diagnostics, de traitements et de vaccins en vue de futures flambées épidémiques”, a expliqué le chef de l'OMS. L'organisation continuera à travailler avec les gouvernements et ses partenaires pour mieux comprendre cet épisode et l'hantavirus, afin d'être mieux préparés à d'éventuelles prochaines crises.