Par Bérengère MERLOT [email protected]

Destinée aux « grands rouleurs », une aide de l'État a été débloquée le 21 avril. Les infirmiers libéraux en sont exclus et dénoncent une mesure injuste.
«Ça jette les blouses blanches ! »,
révèle Soumiaa Sayah, infirmière libérale et présidente du syndicat
Convergence Infirmière en Guadeloupe. Une dizaine de cadres
infirmiers ont démissionné, au niveau national, ces derniers mois.
Ils dénoncent des conditions de travail de plus en plus difficiles.
La profession est qui plus est exclue du dispositif d'aide destiné
aux travailleurs modestes contraints d'utiliser leur voiture
quotidiennement, annoncé par le gouvernement, mardi 21 avril.
Face à la flambée des prix du carburant liée aux tensions
internationales, la mesure est présentée comme un soutien aux
« grands rouleurs », mais suscite déjà critiques et
incompréhensions, chez ceux qui roulent beaucoup mais qui en sont
exclus.
Remontés
Les 1 300 infirmiers libéraux de Guadeloupe
ne sont pas concernés par le dispositif car « nos chiffres
d'affaires explosent les plafonds parce qu'ils contiennent les
cotisations (Urssaf), la caisse de retraite et de prévoyance des
infirmiers (Carpimko)...
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