Par Stéphanie VÉLIN [email protected]

L'un des pionniers du culturisme en Guadeloupe, Jean Warner, 83 ans, revient sur sa vie entre l'archipel et l'Hexagone. Un récit traversé par les fractures, les luttes et quelques bifurcations inattendues.
Jean Warner garde la forme. Il a aménagé sa propre
salle de musculation dans le garage de sa maison aux Abymes. C'est
une hygiène de vie, mais aussi une ambiance qu'il se crée chaque
session. Jean Warner remonte le temps jusqu'à l'époque des posters
de bodybuilders qu'il a affichés sur ses murs, celle des années
1980-1990 à Paris. « J'étais propriétaire de deux salles de
sport. L'une au 99 rue de Belleville, métro Pyrénées. Puis en 1988,
j'ai ouvert une salle au François en Martinique. » Et quand il
parle, des souvenirs denses ressurgissent.
Confidence, confidence
« Là, je vous raconte ça, je ne l'ai pas
raconté à tout le monde », confie Jean Warner. Derrière sa
passion pour le bodybuilding, il y avait un jeune homme qui a dû
affronter une vie difficile dès l'enfance, à Pointe-à-Pitre. Plus
tard, il a dû se muscler pour affronter la vie à Paris, le racisme,
les épreuves personnelles. Alors quand il décide de se livrer
enfin, sa réserve lève le voile sur cette résistance qui l'a forgé.
Le récit de Jean Warner est jalonné de déplacements, parfois
contraints,...
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