En 2022, plus d'une résidence principale sur deux est équipée d'au moins une pièce climatisée en Guadeloupe. En seize ans, le taux d'équipement a doublé, traduisant l'adaptation progressive des logements aux conditions climatiques et l'évolution des standards de confort. Cette diffusion reste toutefois marquée par de fortes disparités territoriales et sociales.
Plus d'une résidence principale sur deux est désormais climatisée
La Guadeloupe compte 177 900 résidences principales en 2022. Parmi elles, 95 500 disposent d'au moins une pièce climatisée, soit 54 % du parc. En 2006, cette proportion n'était que de 26 % : en seize ans, le taux d'équipement a donc doublé. Cette progression est plus rapide qu'en Martinique, où la part de logements climatisés passe de 14 % à 32 % sur la même période, et qu'en Guyane, où elle augmente de 26 % à 43 %.
Cette évolution reflète à la fois l'adaptation des logements à l'élévation des températures liée au changement climatique et une demande croissante de confort thermique. Dans un territoire soumis à de fortes contraintes climatiques et marqué par le vieillissement de sa population, la climatisation constitue également un enjeu de santé publique. Sa diffusion progressive témoigne ainsi de l'évolution des normes résidentielles et des modes de vie.
Les disparités territoriales sont toutefois marquées. Les résidences principales situées en Grande-Terre, qui représentent la moitié du parc guadeloupéen, sont les plus équipées : 57 % disposent d'au moins une pièce climatisée. En Basse-Terre, où se concentrent 46 % des résidences principales, ce taux atteint 51 %. À l'inverse, les communes de Marie-Galante, des Saintes et de La Désirade affichent un taux plus faible, de 37 %. Certaines communes se distinguent nettement, comme Saint-François, Le Gosier et Baie-Mahault, où plus de 60 % des logements sont climatisés, tandis qu'à Trois-Rivières, moins de 20 % des appartements et moins de 40 % des maisons en sont équipés.
Des écarts importants selon le type de logement et le profil des ménages
En 2022, 55 % des logements individuels disposent d'au moins une pièce climatisée, contre 50 % des logements collectifs. Cette situation marque un renversement de tendance : jusqu'en 2011, les logements collectifs étaient proportionnellement plus souvent équipés. Depuis 2016, la climatisation se diffuse davantage dans l'habitat individuel, sans doute en raison de contraintes techniques et réglementaires moins fortes que dans les immeubles collectifs, comme les règles de copropriété ou les limitations architecturales.
La superficie du logement joue également un rôle déterminant. Les logements de plus de 80 m² sont 1,8 fois plus souvent climatisés que ceux de moins de 40 m². Le statut d'occupation est un autre facteur clé : 58 % des résidences principales occupées par leurs propriétaires sont climatisées, contre 54 % des logements du parc locatif privé et seulement 39 % de ceux du parc social. Enfin, les inégalités sociales sont nettes : 79 % des logements occupés par des cadres ou professions intellectuelles supérieures disposent d'une climatisation, contre une résidence sur trois parmi les ménages sans activité professionnelle.
En parallèle, la Guadeloupe se distingue par la diffusion du chauffe-eau solaire. En 2022, près d'un logement sur deux en est équipé, contre un sur dix en 2006, confirmant l'importance croissante des équipements liés à la transition énergétique dans l'habitat.
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