«La forme de l’arrestation de N. Maduro pose un grave problème de droit international »
Propos recueillis par Raphael Luce

L'arrestation du président vénézuélien Nicolas Maduro par les autorités américaines provoque une onde de choc diplomatique mondiale. Jean-Claude Beaujour, avocat et président du forum transatlantique, décrypte cette opération hors normes, aux conséquences directes pour la Caraïbe.
Comment analysez-vous l'arrestation de Nicolas
Maduro par les États-Unis ?
Ce n'est pas simplement une " bombe médiatique ",
c'est un événement d'envergure internationale. Les États-Unis ont
arrêté un chef d'État en exercice dans son pays, avant de le
transférer vers New York, où il doit répondre devant le Southern
District Court, d'actes d'accusation datant de mars 2020 :
narcoterrorisme, trafic de cocaïne, complot et détention
d'armes.
Mais Nicolas Maduro n'est pas encore condamné, il
est accusé et donc il va y avoir un procès. Dans le cas d'espèce et
dépit du fait que les charges qui pèsent sur Nicolas Maduro sont
conséquentes, documentées, le problème majeur tient à son statut de
chef d'État. À ce sujet, l'acte d'accusation retient que " le
défendeur (Maduro), citoyen vénézuélien, était auparavant président
du Venezuela et est aujourd'hui, après être resté au pouvoir malgré
sa défaite lors des dernières élections, le dirigeant de facto mais
illégitime du pays ". Le droit international accorde une
immunité personnelle totale devant les tribunaux nationaux,...
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