Un habitant de Morne-à-l'Eau vit depuis mars dernier avec une installation électrique qu'il juge dangereuse.
Depuis le 6 mars, Claude, habitant de l'impasse Pierre-Louis à Morne-à-l'Eau, vit avec une installation électrique qu'il juge dangereuse. Ce soir-là, un poteau situé en contrebas de sa maison tombe, entraînant avec lui le câble qui alimente son habitation. Depuis, le câble n'est plus correctement fixé. " Ils ont tiré sur le fil sans l'accrocher correctement. Aujourd'hui, ça tire sur toute l'installation ", explique-t-il.
Le lendemain de la chute du poteau, une première équipe se rend sur place. " Ils sont venus avec une pince. Quand ils ont vu qu'il fallait une nacelle, ils sont repartis sans rien faire ", raconte Claude. Quelques semaines plus tard, une autre intervention a lieu. Cette fois, les agents arrivent avec une nacelle, mais sans les outils nécessaires. Une situation qui pourrait prêter à sourire si elle n'était pas aussi préoccupante pour cet habitant, qui voit, une fois encore, les agents repartir sans régler son problème.
" Dès qu'il y a du vent, je n'arrive pas à dormir "
Près de deux mois plus tard, la situation reste inchangée. Le câble commence, selon l'habitant, à s'arracher et à s'abîmer. " Dès qu'il y a un peu trop de vent, je n'arrive pas à dormir. Je me dis que ça va arracher la boîte ", confie-t-il. Il redoute qu'une rupture provoque un court-circuit ou des dégâts plus importants. Claude connait les numéros par cœur et affirme avoir multiplié les démarches : appels répétés, relances, déplacement en agence à Baie-Mahault. Malgré cela, aucune réparation durable n'a été effectuée. Au-delà du risque électrique, le problème bloque aussi des travaux prévus sur sa toiture. " Je faisais des travaux sur le toit et je dois y faire monter des matériaux. Je ne peux même plus y accéder ", explique-t-il. Aujourd'hui, l'habitant demande une intervention rapide pour sécuriser son installation. Face au risque qu'il décrit, il ne comprend pas qu'un câble endommagé puisse rester dans cet état malgré des signalements répétés.

• Morgan Haguy
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