Local News

Les États-Unis interceptent un pétrolier en fuite, troisième depuis le blocus contre le Venezuela

25 February 2026
Promote your business with NAN

Les États-Unis ont annoncé ce mardi avoir intercepté dans l'océan Indien un pétrolier accusé d'avoir violé le blocus décrété en décembre par Donald Trump contre les navires sous sanctions se rendant au Venezuela ou en provenance de ce pays.

Le navire, identifié comme le pétrolier Bertha, avait initialement été repéré dans la région des Caraïbes, où il opérait en violation de la "quarantaine" imposée par le président Trump à l'encontre des bâtiments sous sanctions. Mais au lieu de se soumettre, il a pris la fuite, traversant l'Atlantique pour tenter de se réfugier dans l'océan Indien. Une stratégie qui n'a pas payé. Dans un message publié sur X, le Pentagone a revendiqué l'interception : "Des Caraïbes à l'océan Indien, nous l'avons suivi et nous l'avons intercepté." Une vidéo diffusée par les autorités américaines montre des soldats descendant en rappel depuis un hélicoptère sur le pont du Bertha, en pleine nuit, pour prendre le contrôle du bâtiment.

Cette saisie porte à trois le nombre de pétroliers interceptés par les forces américaines dans l'océan Indien depuis l'entrée en vigueur du blocus ordonné par Donald Trump en décembre. Une démonstration de force qui s'inscrit dans la stratégie de "maximisation des pressions" sur le Venezuela, visant à asphyxier économiquement le régime de Nicolás Maduro en ciblant ses exportations pétrolières. Le ministère de la Défense américain a prévenu que ces opérations allaient se poursuivre : "Nous priverons les acteurs illicites et leurs intermédiaires de toute liberté de manœuvre en mer."

Une goutte d'eau face à l'ampleur du trafic sous sanctions

Pourtant, malgré ces actions spectaculaires, les saisies réalisées ces derniers mois ne représentent qu'une infime fraction du nombre total de navires sous sanctions opérant dans le monde. Selon un haut responsable des garde-côtes américains, auditionné début février par le Congrès, ce nombre pourrait s'élever à 800 bateaux. Un chiffre qui donne la mesure du défi auquel sont confrontées les forces américaines : traquer des navires souvent peu scrupuleux, changeant régulièrement d'identité et de pavillon, et capables de modifier leur route en fonction des informations qu'ils obtiennent sur les patrouilles.

Si le blocus ordonné par Donald Trump est salué par les partisans d'une ligne dure contre Caracas, il soulève également des interrogations sur le plan juridique et diplomatique. Intercepter des navires dans les eaux internationales, y compris loin de la zone des Caraïbes initialement visée, expose les États-Unis à des accusations de violation du droit de la mer. Reste que, pour l'instant, Washington semble déterminé à poursuivre sa traque, quitte à étendre toujours plus loin son rayon d'action. L'interception du Bertha dans l'océan Indien en est la preuve la plus récente : désormais, aucun océan ne semble hors de portée des forces américaines.