Grève des médecins libéraux
Par Marie VANDEWOESTYNE [email protected]

Engagés dans un mouvement national depuis le 5 janvier, les médecins libéraux dénoncent des réformes jugées déconnectées des réalités de terrain. Si la continuité des soins est assurée, les professionnels alertent sur l'avenir même de la profession.
La mobilisation des médecins libéraux en
Guadeloupe s'inscrit dans un mouvement national touchant l'ensemble
du territoire. Selon le Dr Frédérique Dulorme, pédiatre et
présidente de l'URPS (Union Régionale des Professionnels de Santé),
cette grève vise avant tout à « mettre un holà sur des mesures
qui ne nous conviennent pas », notamment celles issues du
Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2026
(PLFSS) et des projets de loi dits « antifraude ». Des
textes jugés pénalisants pour l'exercice libéral, alourdissant les
contraintes administratives et réduisant le temps médical consacré
aux patients.
« Depuis plus de vingt ans, la médecine
libérale absorbe l'essentiel de l'augmentation de la demande de
soins, liée au vieillissement de la population, à la
complexification administrative et à la crise hospitalière, au prix
d'une dégradation des conditions d'exercice, du temps médical et de
l'attractivité du métier », dénoncent les praticiens.
Les chiffres précis de la mobilisation sont
difficiles à obtenir en raison d'un manque de centralisation des
informations mais environ 12 à 15 % des médecins libéraux se
sont déclarés grévistes, ainsi...
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