Mondial 2027 : les Bleues s’inclinent aux Pays-Bas, la Guadeloupéenne Sandy Baltimore buteuse
L'équipe de France féminine de football s'est inclinée 2 buts à 1 face aux Pays-Bas, mardi 14 avril à Breda, lors des éliminatoires pour la Coupe du monde 2027 au Brésil. Malgré un but de la Guadeloupéenne Sandy Baltimore, les Tricolores ont craqué défensivement et laissent filer la première place de leur groupe.
Elles n'avaient plus perdu depuis plusieurs mois. Les voilà désormais sous pression. Mardi soir à Breda, aux Pays-Bas, l'Équipe de France féminine s'est inclinée 2 buts à 1 lors des éliminatoires de la Coupe du monde 2027. Une défaite qui change tout au classement. Jusque-là leaders de leur groupe, les Bleues voient désormais les Néerlandaises les devancer d'un petit point (7 contre 6). L'Irlande (3 points) et la Pologne (1 point) sont déjà distancées. Mais l'essentiel est ailleurs : la première place, la seule qui qualifie directement pour le Brésil, a changé de main.
Le sélectionneur Laurent Bonadei ne cachait pas sa frustration après le match : "Cette contre-performance nous place désormais sous pression" a-t-il regretté. "On s'est mis nous-mêmes en difficulté". Son analyse tient en un paradoxe : la France a eu le ballon, la possession, le contrôle du jeu. Mais les Pays-Bas ont eu le réalisme. "Un coup de pied arrêté, un contre", a énuméré le coach. Deux buts encaissés, deux fois trop naïves défensivement. "Une nouvelle fois, on se plante une épine dans le pied en concédant un but qui nous oblige à courir après le score alors que l'on avait le contrôle du ballon", a-t-il pesté.
Sandy Baltimore, la fierté guadeloupéenne du match
Dans ce match compliqué, une joueuse a tiré son épingle du jeu : Sandy Baltimore. L'attaquante originaire de Guadeloupe a inscrit l'unique but français. Une réalisation à sa manière : vitesse, dribble et une finition aidée par une erreur de la gardienne adverse. Très remuante sur son côté gauche, la joueuse de Chelsea a été l'une des seules satisfactions offensives des Bleues. Son but, son dixième en sélection, n'aura pas suffi à ramener un point, mais il rappelle que la Guadeloupe compte aujourd'hui deux atouts majeurs en équipe de France. L'autre, Delphine Cascarino, devrait elle, être opérationnelle pour le match retour après une blessure.
Samedi à Auxerre, il n'y aura pas d'autre choix que gagner
Le calendrier offre immédiatement une revanche aux Tricolores. Samedi, à Auxerre, les mêmes adversaires seront face à elles. Cette fois à domicile. Cette fois sans filet de sécurité. "Maintenant, c'est nous qui sommes sous pression puisqu'on n'a plus la tête de ce groupe et il va falloir la récupérer lors du match retour à Auxerre", a annoncé Laurent Bonadei. La mission est claire : gagner. Pas de match nul, pas d'autre issue. Une défaite ou un match nul laisserait les Néerlandaises en position de force avant les deux dernières journées.
"On sait que le scénario du match retour va ressembler certainement à celui d'aujourd'hui puisqu'elles ont maintenant un point d'avance. Il va falloir gagner contre cette équipe des Pays-Bas pour ne pas dépendre de leurs résultats sur les deux matchs suivants", a conclu le sélectionneur.
Une finale avant l'heure
La rencontre de samedi a tout d'une finale. Les Bleues y jouent leur destin. Une victoire et elles reprennent la tête de leur groupe. Un faux pas, et elles devront compter sur des résultats extérieurs pour se qualifier directement et éviter les barrages UEFA. Sandy Baltimore et Delphine Cascarino, les deux Guadeloupéennes, auront à cœur de faire basculer ce match. La première voudra confirmer sa bonne forme. La seconde, retrouver les terrains. Ensemble, elles porteront l'espoir d'un groupe qui n'a plus le droit à l'erreur.
Related News
Un défi pour sensibiliser sur la maladie de Charcot-Marie-Tooth
Entendue deux fois en deux jours, Rima Hassan dénonce un "harcèlement judiciaire"
Ce que dit le jugement condamnant Lafarge pour financement du terrorisme en Syrie