Pauses cigarette : les Antilles et la Guyane parmi les territoires où elles coûtent le moins aux entreprises
Selon une étude du site JobLeads, les territoires ultramarins comme la Guyane, la Guadeloupe ou encore la Martinique figurent parmi les régions françaises où l'impact économique des pauses cigarette est le plus faible.
Le tabagisme recule en France, avec près de 4 millions de fumeurs quotidiens en moins en dix ans. Pourtant, son impact économique reste significatif pour les entreprises. D'après l'étude menée par JobLeads, les pauses cigarette représentent en moyenne 92 heures par an par salarié fumeur, soit près de deux heures par semaine, selon des données de YouGov.
En appliquant un SMIC horaire net, ces temps cumulés se traduisent par des coûts importants pour les employeurs. Mais dans les Département et Régions d'Outre-mer, la facture est nettement moins élevée que dans l'Hexagone. Une différence qui tient principalement à un taux de tabagisme plus faible et à une population salariée moins dense.
Des impacts limités aux Antilles-Guyane
En tête des régions où les pauses cigarette coûtent le moins figure la Guyane, avec un coût annuel estimé à 5,7 millions d'euros, soit l'équivalent de 329 emplois à temps plein. Le territoire affiche également le taux de tabagisme le plus bas du classement, à 9,7 %.
La Guadeloupe suit avec 12,2 millions d'euros, correspondant à environ 704 emplois à temps plein. Avec près de 13 923 salariés fumeurs et un taux de 11,7 %, l'impact reste contenu.
Même tendance en Martinique, où le coût atteint 12,6 millions d'euros, soit 728 emplois à temps plein. Là encore, le taux de tabagisme, estimé à 11,7 %, reste inférieur à la moyenne nationale.
Ces chiffres traduisent une réalité économique : des marchés du travail plus restreints et une prévalence du tabagisme plus faible limitent mécaniquement l'impact des pauses cigarette.
Un contraste avec l'Hexagone
À l'inverse, les régions les plus peuplées concentrent les coûts les plus élevés. L'Île-de-France arrive largement en tête avec plus de 1,02 milliard d'euros par an, soit l'équivalent de plus de 59 000 emplois à temps plein. La densité économique et le nombre de salariés expliquent ce niveau record.
Même logique en Auvergne-Rhône-Alpes et en Occitanie, où la combinaison d'un fort tissu économique et d'un taux de tabagisme plus élevé alourdit la facture.
Pour Jan Hendrik von Ahlen, cofondateur de JobLeads, ces pauses, " anodines à l'échelle individuelle ", deviennent un enjeu économique majeur lorsqu'elles sont multipliées à grande échelle. Elles peuvent fragmenter les journées de travail et affecter la productivité.
Si elles restent nécessaires au bien-être des salariés, leur gestion apparaît comme un levier clé pour concilier santé publique, performance économique et équilibre au sein des entreprises.
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