Peine de prison avec sursis accentuée en appel pour Éric Koury, mais amende annulée
La cour d'appel de Basse-Terre vient de rendre son arrêt, condamnant l'ancien PDG du groupe "Caire", maison mère d'Air Antilles, à une peine de prison de deux ans avec sursis, assortie d'une interdiction de diriger une entreprise pendant trois ans.
En première instance, l'ancien patron d'Air-Antilles Eric Koury avait été condamné en 2025 à dix-huit mois d'emprisonnement assortis du sursis probatoire ainsi qu'à 100 000 euros d'amende. La cour d'appel de Pointe-à-Pitre, saisie de son appel, a toutefois réformé partiellement ce jugement en retenant à nouveau sa culpabilité des chefs d'escroquerie et de travail dissimulé commis alors qu'il dirigeait la holding "Care", maison mère de la compagnie aérienne Air Antilles. Il lui était reproché d'avoir placé l'ensemble du personnel d'Air Antilles, en Guadeloupe et en Martinique, ainsi que celui d'Air Guyane, en chômage partiel afin d'obtenir les aides d'urgence mises en place par l'État durant le confinement de 2020.
Audience d'appel le 3 mars dernier
A l'audience du 3 mars 2026, le ministère public avait requis la même peine qu'en première instance contre l'ex-dirigeant du groupe Caire (Compagnie aérienne interrégionale express) avant leur liquidation en 2023. À savoir la confirmation de sa culpabilité, une peine de dix-huit mois d'emprisonnement avec sursis probatoire pendant trois ans, le paiement à l'État des sommes indûment perçues, l'interdiction de gérer pendant trois ans. Par contre, aucune amende n'avait été demandée, le ministère public considèrant que le prévenu a aidé à l'époque la compagnie aérienne à s'en sortir financièrement.
Interdiction de diriger une entreprise pendant trois ans
Par arrêt rendu mercredi 3 juin 2026, la juridiction d'appel l'a condamné à vingt-quatre mois d'emprisonnement assortis d'un sursis probatoire de trois ans, à l'interdiction de diriger une entreprise pendant trois ans, à l'interdiction de répondre à des marchés publics pendant cinq ans, ainsi qu'à une privation partielle de ses droits civiques. Estimant qu'en l'absence d'enrichissement personnel du prévenu, les circonstances ne justifiaient pas le maintien d'une sanction pécuniaire, la cour a écarté l'amende prononcée en première instance. Elle l'a néanmoins condamné à verser 23 000 euros au syndicat de pilotes SNLP F-ALPA, constitué partie civile. Eric Koury, absent lors du prononcé de l'arrêt, avait interjeté appel du jugement de 2025.
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