Depuis le 21 février 2026, les apprentis majeurs ne peuvent plus bénéficier de l'aide forfaitaire de 500 euros pour financer leur permis B. Instaurée en 2019, cette aide d'État a été supprimée dans la loi de finances pour 2026.
C'était une aide précieuse pour des milliers de jeunes en alternance. Depuis 2019, les apprentis majeurs pouvaient prétendre à une aide forfaitaire de 500 euros pour financer leur permis de conduire. Ce coup de pouce de l'État, qui facilitait l'accès à la mobilité pour les jeunes en formation, n'est plus attribué. Sa suppression figure dans la loi de finances pour 2026, publiée au Journal officiel le 20 février. La mesure est entrée en vigueur le lendemain, le 21 février. Les demandeurs d'emploi ne sont pas épargnés. L'aide au permis B attribuée par France Travail sera également supprimée à compter du 1er avril 2026. Une décision actée par la délibération n° 2025-48 du 27 novembre 2025. Pour les chômeurs comme pour les apprentis, l'accès au permis de conduire, souvent indispensable pour trouver un emploi ou se déplacer, devient donc plus difficile.
Le CPF, une alternative pour les demandeurs d'emploi
Les demandeurs d'emploi peuvent toutefois toujours financer la préparation aux épreuves du permis de conduire via leur Compte personnel de formation (CPF). Une possibilité qui permet de mobiliser les droits accumulés pour passer son code et sa conduite. Reste que le CPF, s'il peut couvrir une partie des coûts, ne remplace pas une aide directe et forfaitaire comme celle qui vient d'être supprimée. Surtout pour les jeunes en alternance, qui ne disposent pas toujours de droits CPF suffisants.
La suppression de cette aide intervient dans un contexte où le coût du permis de conduire ne cesse d'augmenter. Entre les heures de conduite, les frais d'inscription, les frais de code, l'addition peut rapidement dépasser 1 500 euros, voire 2 000 euros dans certaines autos-écoles.
Pour les apprentis, qui alternent entre centre de formation et entreprise, le permis est souvent une nécessité professionnelle. Sa suppression risque donc de pénaliser les plus modestes, qui n'auront pas les moyens de financer seuls ce sésame vers l'emploi. Reste à espérer que les dispositifs locaux compenseront en partie cette perte. Mais le signal envoyé par l'État, moins d'aides pour les jeunes qui en ont le plus besoin, est lui sans ambiguïté.
Related News
Deux hommes arrêtés en lien avec l'attaque à Londres contre des ambulances de la commun...
Procès du tableau de Macron décapité : Emmanuel Macron ne se constitue plus partie civile
Elections Municipales 2026 : douze communes votent pour le second tour en Guadeloupe