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Pointe-à-Pitre : un homme tué par balle lors du 1er défilé carnavalesque de 2026

04 January 2026
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La liesse de la première grande sortie carnavalesque de l'année, ce dimanche 4 janvier à Pointe-à-Pitre, a été brutalement interrompue par la violence. Alors que les groupes défilaient, un homme a été tué par balle en pleine tête, à l'entrée de la rue Frébault.

Ce dimanche soir, l'effervescence de la Parade des Rois, événement inaugural du Carnaval de Guadeloupe 2026, a viré au cauchemar. Peu après le début du défilé, des détonations ont retenti à l'entrée de la rue Frébault, artère stratégique du parcours. Selon les premières confirmations du parquet, un homme a été touché par une balle en pleine tête, succombant sur le coup. Sous le choc, de nombreux spectateurs ont vu le corps sans vie de la victime recouvert d'un drap blanc, image funèbre et surréelle en plein cœur de la fête. Beaucoup, médusés et dépités, ont alors précipitamment quitté les lieux, mettant fin à leur soirée dans la panique et la consternation.

Les enquêteurs se sont immédiatement mis au travail sur place pour procéder aux premiers relevés et entendre les témoins potentiels. Leurs interrogations sont multiples et pressantes. L'enquête devra notamment déterminer si la victime, dont l'identité n'a pas encore été dévoilée, était la cible directe des tirs ou si elle a été touchée par une balle perdue. Les mobiles restent pour l'instant inconnus. Qui a tiré, et pourquoi ? Ces questions sont au centre des investigations menées par les autorités judiciaires, qui cherchent à établir les circonstances précises de ce meurtre.

Un deuxième meurtre en quelques jours

Ce drame survient dans un contexte déjà marqué par la violence en ce début d'année 2026. Il s'agit en effet du deuxième meurtre à déplorer en Guadeloupe depuis le 1er janvier. Dans la nuit du vendredi 2 au samedi 3 janvier, aux Abymes, un jeune homme de 26 ans a été tué par des braqueurs qui lui auraient volé sa chaîne en or, vers 1h30. Ces deux faits, rapprochés dans le temps, ravivent l'inquiétude face à une recrudescence possible des violences par arme à feu sur l'île.

L'onde de choc de ce meurtre dépasse largement le cadre de l'enquête pénale. Elle frappe de plein fouet l'esprit même du Carnaval, moment de célébration populaire, de culture et de cohésion. Pour les organisateurs, les participants et les Guadeloupéens, c'est une énième épreuve. Les festivités carnavalesques, symboles de joie et de résilience, se retrouvent une fois de plus endeuillées par la violence, laissant un goût amer et de lourdes questions sur la sécurité lors des grands rassemblements publics. La communauté est en deuil, et le reste de la saison carnavalesque se déroulera sous le signe d'un deuil et d'une vigilance accrue.