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Projet de loi vie chère en Outre-Mer : nouvel examen repoussé

20 February 2026
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La ministre des Outre-Mer, Naïma Moutchou, a annoncé hier (19 février) que le projet de loi de lutte contre la vie chère dans les Outre-Mer ne figurera pas au calendrier parlementaire arrêté cette semaine par le gouvernement et sera examiné " vers juin-juillet ".

Un nouveau report a été confirmé pour le projet de loi de lutte contre la vie chère dans les Outre-Mer. La ministre des Outre-Mer, Naïma Moutchou, a lors d'un entretien avec l'Association des Journalistes Parlementaires, annoncé ce jeudi (19 février) que le texte ne figurera pas au calendrier parlementaire arrêté cette semaine par le gouvernement et ne sera examiné qu'à l'été, " vers juin-juillet ". Initié par l'ex-ministre Manuel Valls, le projet, jugé trop timide par le Sénat fin octobre, n'a toujours pas été déposé à l'Assemblée nationale.

" Il faut muscler le texte " 

Naïma Moutchou a expliqué avoir demandé " un temps de pause pour retravailler le texte, le muscler encore davantage ". " Il y a un véritable enjeu à avancer, mais il faut le faire bien ", a-t-elle insisté, assurant travailler à d'autres propositions pour que le texte puisse, sur le terrain, " concrètement changer les choses ". La ministre recevra à partir de la semaine prochaine la délégation aux outre-mer de l'Assemblée nationale, qui a travaillé à des axes d'amélioration du projet.

Présentée comme une " urgence " par le Premier ministre Sébastien Lecornu, la lutte contre la vie chère reste une priorité pour les habitants des territoires ultramarins, particulièrement marquée à l'automne 2024 lors des manifestations en Martinique. Selon l'Insee, l'écart de prix pour les produits alimentaires peut atteindre jusqu'à 42 % entre les départements et régions d'outre-mer et la France hexagonale, contribuant à un pouvoir d'achat plus fragile.

Nouvelle-Calédonie : soutien confirmé indépendamment du texte

Interrogée sur la situation en Nouvelle-Calédonie, Naïma Moutchou a assuré que le soutien économique promis au territoire était décorrélé de l'adoption ou non du projet de loi constitutionnelle examiné récemment au Sénat. " Compte tenu de la situation économique désastreuse, il y a besoin d'un soutien économique, il sera au rendez-vous ", a-t-elle affirmé, évoquant un protocole financier d'un milliard d'euros signé en janvier à Paris. Selon la ministre, ce protocole " a vocation à se concrétiser indépendamment du reste du processus politique ".

Le projet de loi censé traduire dans la Constitution l'accord de Bougival, signé à l'été 2025 et complété depuis par celui de l'Élysée-Oudinot, est aussi lié au débat calédonien. Cet accord prévoit notamment la création d'un État calédonien inscrit dans la Constitution française, doté d'une nationalité propre et pouvant être reconnu internationalement. Pourtant, cette réforme est rejetée par le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS), principal mouvement indépendantiste, rendant incertaine l'adoption de la réforme constitutionnelle dans un calendrier contraint, malgré la réunion prévue du Congrès à Versailles en avril.