Par Bérengère MERLOT [email protected]

Dans un contexte social délétère, les offres qui promettent un mieux-être, de toutes les manières possibles, sont foisonnantes, ce qui s'accompagne de dérives. C'est l'objet du film Gourou, sorti en salle, ce vendredi, en Guadeloupe.
Ce vendredi, au Cinestar des Abymes, était
projetée la première du film « Gourou », de Yann Gozlan.
Un coach bascule du côté obscur et perd pied, adulé par ses
adeptes. Dénoncées ici sur grand écran, les dérives sociétales
liées à l'essor des pratiques de développement personnel sont aussi
très présentes en Guadeloupe. Le 27 janvier, c'est l'affaire d'un
salon de massage tantrique à Baie-Mahault, devenu lieu de
proxénétisme, qui était présentée devant le tribunal de
Pointe-à-Pitre. Outre la perte de temps, l'éloignement de soi,
l'influence, jusqu'à l'emprise et à des actes condamnables,
persuader que l'on est là pour aider est aussi une manne.
« Les bonimenteurs ont toujours quelque chose à nous
vendre », souligne Arnaud Zemb-Kancel, enseignant d'ashtanga
yoga intervenant en Guadeloupe et auteur d'ouvrages sur la
spiritualité. Pratiques, stages, formations, festivals qui
promettent de se faire du bien pullulent à chaque coin de nos
« katchimen ». Souvent enrobés de mots accrocheurs,
« le sens global, dans la forme et dans le fond, est
trouble », évoque Nathalie Ninine, psychanalyste. Et la portée
réelle, nulle. Des pratiques millénaires décrites dans les textes
anciens vont à l'encontre du développement personnel et la dérive
du sacré le fait oublier.
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