Par Christophe VERGER [email protected]

La République dominicaine décroche la première place mondiale pour la solidité des liens familiaux, selon le rapport Global Mind Health 2025. L'étude, qui a évalué la santé mentale dans plus de 80 pays à travers 40 indicateurs, révèle que 72 % des Dominicains déclarent entretenir des relations familiales étroites et solidaires.
Les chercheurs soulignent que la force des liens familiaux constitue une caractéristique déterminante dans de nombreuses sociétés hispanophones. Ces relations jouent un rôle majeur dans le soutien au bien-être mental des populations. Selon le rapport, ces liens sociaux étroits agissent comme un bouclier protecteur contre le stress et les difficultés psychologiques. Un atout particulièrement précieux dans les régions confrontées à des pressions économiques ou sociales.
L'étude identifie plusieurs éléments culturels qui expliquent cette performance dominicaine. La spiritualité et le fort sentiment d'appartenance communautaire contribuent significativement à la résilience observée en Amérique latine. Ces facteurs, profondément ancrés dans les sociétés de la région, créent un terreau favorable au maintien de relations familiales solides, même face à l'adversité.
Un contraste marqué avec d'autres régions
Le rapport met en lumière d'importantes disparités mondiales en matière de cohésion familiale. Des pays comme Taïwan, le Bénin et le Mozambique affichent des niveaux de liens familiaux forts significativement plus bas, compris entre 46 % et 48 %. Avec une moyenne mondiale établie à 61 %, la République dominicaine se situe 11 points au-dessus de cette référence. Un écart qui souligne l'importance continue des réseaux familiaux comme pilier du bien-être social dans le pays.
Cette première place confirme que malgré les défis économiques et sociaux, la structure familiale dominicaine reste un rempart efficace contre les fragilités individuelles. Les réseaux de parenté continuent d'assurer une fonction de soutien mutuel que les systèmes institutionnels ne remplacent que partiellement. Le rapport Global Mind Health 2025 suggère ainsi que préserver et renforcer ces liens familiaux pourrait constituer une stratégie de santé publique aussi efficace que méconnue.
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