Déterminé à décrocher la victoire en Ocean Fifty, le skipper s'engage sur la Route du Rhum avec un nouveau trimaran et une double ambition : briller en mer et faire avancer la lutte contre la sclérose en plaques.
À bord de son trimaran de 15 mètres de long pour autant de large, Thibaut Vauchel-Camus aborde la Route du Rhum avec un objectif sportif affirmé et un engagement solidaire qui accompagne son parcours depuis 2012. À travers le Défi Voile Solidaires en Peloton, le navigateur guadeloupéen soutient la lutte contre la sclérose en plaques, une maladie neurologique qui touche des milliers de personnes en France.
" Le bateau met en avant une maladie qui est la sclérose en plaques. L'enjeu, c'est de montrer la maladie aux yeux du public, grâce au village, aux médias ", explique le skipper. Le projet prévoit également des sorties en mer avec des patients et vise à mobiliser des dons pour la recherche médicale.
Près de 40 partenaires contribuent au financement de cette initiative, qui associe performance sportive et sensibilisation. Une manière de donner une portée supplémentaire à la traversée de l'Atlantique, au-delà du classement.
Un nouveau bateau pour viser la première place
Dans la catégorie Ocean Fifty, ils sont dix concurrents à s'affronter sur cette édition 2026. Ces trimarans de 15 mètres sont conçus pour atteindre des vitesses élevées, parfois proches de 40 nœuds, soit plus de 70 km/h. Construite en fibre de verre et en fibre de carbone, la plateforme de Thibaut Vauchel-Camus pèse environ quatre tonnes, prête à naviguer, et dispose de six voiles.
Le navigateur connaît les exigences de cette classe. Lors de la précédente édition de la Route du Rhum, en 2022, il avait chaviré. Une expérience qui nourrit sa détermination à revenir au premier plan. " J'ai déjà fait deuxième, j'ai déjà fait troisième. […] Là, je retourne pour la gagne ", affirme-t-il.
Pour se donner les moyens de ses ambitions, il a changé de bateau. Son nouveau trimaran se veut plus polyvalent, capable d'exploiter aussi bien les conditions ventées que les passages dans le petit temps. L'espace de vie a également été amélioré, avec une zone de protection plus importante intégrant les manœuvres.
" On va avoir un peu plus de confort ", résume le skipper, qui devra néanmoins composer avec les contraintes d'une course en solitaire. À bord, le sommeil se résume à des siestes d'une vingtaine de minutes, renouvelées lorsque les conditions le permettent. " Il faut veiller la météo, les vagues, les animaux, les objets, les autres bateaux. "
La Guadeloupe en ligne de mire
Si Thibaut Vauchel-Camus évolue aujourd'hui au plus haut niveau de la course au large, son histoire avec la Guadeloupe remonte à l'enfance. Il y a effectué toute sa scolarité avant de découvrir la voile à l'âge de 10 ans, en Bretagne. Après plusieurs titres en Formule 18, il s'est progressivement imposé en Class40 puis en Ocean Fifty.
Son retour vers l'archipel constitue donc un moment particulier. Au-delà de la performance, le skipper espère retrouver un territoire qui a marqué son parcours et dont il souhaite porter les couleurs dans la course.
Son ambition est claire : " Pourquoi pas être le premier Guadeloupéen à gagner la Route du Rhum dans sa catégorie. Ça, ce serait une vraie fierté. "
Entre quête de victoire, souvenirs personnels et engagement pour la recherche médicale, Thibaut Vauchel-Camus aborde ainsi cette transatlantique avec plusieurs raisons de se dépasser. Et une arrivée en Guadeloupe qui pourrait donner à son aventure une dimension toute particulière.
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