Par Joanne BLANC [email protected]

À l'occasion de la journée mondiale de la schizophrénie ce 18 mars, une réalité souvent tue refait surface. Celle de patients trop souvent laissés en marge, de familles épuisées et d'une prise en charge insuffisante. Au-delà de la maladie, c'est aussi le regard de la société qui enferme et qui exclut.
Il y a des maladies dont on parle facilement. Et
puis il y a celles qu'on évoque en baissant la voix. La
schizophrénie en fait partie. En Guadeloupe, comme ailleurs,
le mot fait peur. Il dérange. Il renvoie aussitôt à des images
violentes, à des scènes caricaturales, à des idées toutes faites.
Pourtant, derrière ce terme lourd, il y a surtout des hommes et des
femmes, des jeunes parfois à peine entrés dans l'âge adulte, dont
la vie bascule et qui doivent ensuite mener un double combat :
contre la maladie et contre le rejet.
À l'occasion de la Journée mondiale de la
schizophrénie, ce constat revient avec force, ce trouble psychique
reste l'un des plus mal compris et sans doute l'un des plus
stigmatisés. Dans l'entretien qu'il nous a accordé, le docteur
en psychiatrie Joël Gailledreau, décrit une pathologie qui
bouleverse en profondeur la vie du patient, mais aussi celle de son
entourage. Il parle d'une maladie lourde, difficile à vivre au
quotidien et encore entourée de tabou.
Une maladie qui fait peur
Quand on parle de schizophrénie, beaucoup
imaginent immédiatement quelqu'un...
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