Par Stéphanie VÉLIN [email protected]

Le 25 mars, l'Assemblée générale des Nations unies (ONU) a adopté, par 123 voix pour, 3 contre et 52 abstentions, une résolution qualifiant la traite transatlantique et l'esclavage des Africains de « plus grave crime contre l'humanité ». L'abstention de la France interroge.
«La France, franchement, c'est dur à comprendre.
Elle s'est abstenue, pourquoi ? Après tout ce temps, on en est
encore à avancer, reculer, oui, non... À un moment, il faut quand
même se positionner. Et puis, que cette initiative vienne du Ghana,
de l'Afrique, pour nous, ça a beaucoup de sens. Nous sommes
Français, d'accord, mais nous descendons aussi de l'Afrique. Donc
oui, ça veut dire quelque chose », confie un Guadeloupéen à la
sortie du centre commercial Destreland à Baie-Mahault. Son
témoignage exprime la gratitude de savoir que la résolution de
l'ONU a été portée par le Ghana et soutenue par presque tout le
continent africain. Une fière filiation entre Afrique et Antilles.
Mais il subsiste une incompréhension. Car l'absence de vote de la
France a rouvert une profonde blessure politique et mémorielle.
Entre colère et appel à des actes, beaucoup rappellent la France
aux valeurs qu'elle prône, à la loi Taubira de 2001 reconnaissant
la traite et l'esclavage comme crimes contre l'humanité, à
l'approche des 25 ans de la loi, le 21 mai prochain.
Une abstention jugée contradictoire
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