Local News

Un jeune homme de 26 ans tué pour sa chaîne, premier meurtre de l’année

03 January 2026
Promote your business with NAN

Par Christophe [email protected]

L'archipel Guadeloupéen déplore déjà la mort violente d'un homme de 26 ans, à Pointe-à-Pitre.
L'archipel Guadeloupéen déplore déjà la mort violente d'un homme de 26 ans, à Pointe-à-Pitre. • PEXELS @COTTONBRO

Un drame survenu à Pointe-à-Pitre dans la matinée du samedi 3 janvier vient rappeler la persistance des violences aux armes à feu dans l'archipel, trois jours seulement après le réveillon du Nouvel An. Un second jeune homme a été blessé.

L'année 2026 commence dans la violence en Guadeloupe. Trois jours après les festivités du Nouvel An, un jeune homme de 26 ans a été tué par balles, samedi matin 3 janvier, à Pointe-à-Pitre. Le mobile du meurtre serait le vol de sa chaîne en or, selon les premiers éléments de l'enquête. Un ami de 25 ans, présent à ses côtés, a été blessé par balle mais son pronostic vital n'est pas engagé. Il s'agit du premier homicide recensé dans l'archipel depuis le début de l'année. Les agresseurs ont ouvert le feu, atteignant mortellement le jeune homme de 26 ans. Son camarade a été touché à son tour, mais a pu être secouru et hospitalisé. Son état de santé est considéré comme stable.

Premier meurtre d'une année qui s'annonce sous haute tension

Ce crime constitue le premier homicide enregistré en Guadeloupe depuis le début de l'année 2026, marquant un départ tragique après les célébrations de la Saint-Sylvestre. Il intervient dans un contexte déjà préoccupant, l'archipel ayant enregistré une année 2025 particulièrement violente, avec 52 homicides, dont 27 perpétrés par arme à feu. La recrudescence des armes à feu et la violence des braquages pour des biens de faible valeur, comme des bijoux, préoccupent fortement les autorités locales et judiciaires. Ces faits illustrent la banalisation de l'usage d'armes létales pour des conflits ou des vols mineurs, créant un climat d'insécurité palpable.

Ce nouveau drame relance le débat sur l'efficacité des politiques de sécurité publiques et la difficulté à endiguer un trafic d'armes qui alimente une spirale de violences urbaines. Les associations et les habitants des quartiers concernés appellent à une action plus concertée et plus visible pour sécuriser les espaces publics et lutter contre cette économie souterraine.