Un internaute affirme avoir repéré les vestiges d’une ville sous-marine près de Cuba et d’Haïti, en s’appuyant sur des données cartographiques du fond des océans. Une hypothèse spectaculaire, révélée cette semaine, mais qu’aucun expert n’a pour l’instant validée. L’info a circulé vite sur les réseaux depuis sa publication, lundi.
Trop vite, diront certains scientifiques. Scott C. Waring, connu pour ses recherches sur les phénomènes inexpliqués, affirme avoir repéré des formes géométriques suspectes sur le plancher océanique, à l’ouest de Cuba et d’Haïti. Sa source : une carte en ligne issue du projet Seabed 2030, qui vise à cartographier l’intégralité des fonds marins du globe. À ce jour, aucun élément nouveau n’est venu confirmer ou infirmer sa théorie.
Des lignes parallèles qui intriguent
Sur les images, plusieurs lignes fines et à peu près parallèles s’entrecroisent sur une zone étendue. Selon les calculs de Waring, la structure s’étirerait sur sept à huit miles de longueur (soit environ 11 à 13 km), et environ trois miles de largeur (environ 4,8 km). De quoi le convaincre qu’il ne s’agit pas d’un simple relief naturel. Dans une vidéo publiée sur sa chaîne, il évoque une « cité engloutie » et parle de formes « intelligemment fabriquées ».
Atlantide, humains ou extraterrestres ?
Waring pousse l’hypothèse plus loin. Il imagine une ancienne civilisation, engloutie après l’effondrement d’un récif corallien, à la manière du mythe de l’Atlantide. Il penche pour une origine humaine plutôt qu’extraterrestre, jugeant le tracé « trop primitif » pour une technologie avancée. Un tremblement de terre aurait pu, selon lui, déstabiliser l’île et provoquer sa submersion progressive. Reste que Waring le reconnaît lui-même : il s’agit d’une théorie personnelle, sans le moindre appui géologique ou archéologique.
Pourquoi les experts n’y croient pas (encore)
Aucun scientifique marin ni archéologue n’a examiné le site à ce jour. Et la zone reste associée au Triangle des Bermudes, célèbre pour ses légendes de disparitions inexpliquées, des récits que la NOAA (l’agence fédérale américaine chargée des océans) a déjà largement démontés, faute de preuve statistique d’anomalie dans ce secteur. Autre point soulevé par Waring : l’absence de ces mêmes motifs sur Google Earth. Il y voit un « lissage » volontaire des images. Rien ne vient toutefois étayer cette accusation.
Ce que disent vraiment les cartes de fonds marins
Les spécialistes rappellent une réalité plus terre à terre : les cartes du plancher océanique combinent des données de qualité très inégale, sonar, satellites, mais aussi estimations informatiques comblant de vastes zones d’ombre. Cet assemblage peut créer des lignes ou des motifs géométriques qui n’ont rien d’artificiel. Pour confirmer l’existence d’une cité engloutie, il faudrait des relevés sonar précis, des images sous-marines et des indices matériels tangibles : pierres taillées, poteries, outils. En l’état, la « cité engloutie » reste une lecture personnelle de données brutes, pas une découverte archéologique.
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