International / Géopolitique

Entre héritage chaviste, effondrement économique et retour assumé de la doctrine Monroe, la crise vénézuélienne cristallise un quart de siècle de tensions avec Washington. L'économiste guadeloupéen Kévin Parmas décrypte les ressorts économiques et géopolitiques d'une impasse aux lourdes conséquences.
Depuis vingt ans, les relations entre le Venezuela
et les États-Unis sont marquées par une hostilité croissante. Dès
son arrivée au pouvoir en 1999, Hugo Chávez a manifesté une volonté
farouche de s'émanciper de la tutelle de Washington. En réaction à
la doctrine Monroe, qui perçoit l'hémisphère américain comme la
« chasse gardée » des États-Unis, Chávez a instauré le
« socialisme du XXIe siècle » et l'Alliance
Bolivarienne (ALBA) pour fédérer un bloc anti-impérialiste. Le
point d'orgue symbolique de cette rupture fut son discours à l'ONU
en 2006, où il qualifia George W. Bush de
« diable ».
L'effondrement du modèle chaviste
Cette ambition d'indépendance, portée par Hugo
Chávez grâce à la rente pétrolière, s'est progressivement heurtée à
une réalité interne dévastatrice. Le régime a basculé...
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