Par Stéphanie VÉLIN [email protected]

En visite vendredi 17 avril à la miellerie de Gérard Valier, à Vieux-Bourg, le préfet, Thierry Devimeux est venu écouter une filière qui veut croire à son avenir. Mais derrière les pots médaillés, pas de paroles mielleuses : les apiculteurs confient leurs inquiétudes.
Vendredi après-midi, à la miellerie de Gérard
Valier, chemin de Berthonneau à Vieux-Bourg, Morne-à-l'Eau, la
visite préfectorale n'avait rien d'une simple dégustation de miel.
Au programme : présentation scientifique des miels de
Guadeloupe, projet d'indication géographique protégée (IGP),
échange sur les besoins de la filière et visite du rucher. Mais la
visite du rucher a finalement été annulée. Avec les pluies
discontinues de ces derniers jours, les abeilles sortent peu pour
butiner. Mieux valait éviter de les déranger davantage, au risque
de se faire piquer.
Le miel n'est pas doux pour tout le
monde
Et quand il a été question des difficultés du
métier, l'un des apiculteurs a, lui aussi, été piqué au vif.
Yannick Meynard, ancien consultant aéronautique reconverti dans
l'apiculture, incarne ce grand écart entre métier-passion et
réalité économique. Il raconte un métier qui enthousiasme autant
qu'il épuise. « J'ai mis ma vie sur pause », confie celui
qui a fait de l'apiculture son activité principale quand nombre
d'apiculteurs sont de plus en plus pluriactifs. Il parle d'un
secteur où la passion ne paie pas...
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