D’Arthur à Wilfred : les 21 noms de la saison cyclonique 2026, une saison des ouragans 2026 sous le signe d’El Niño
Le Centre national des ouragans américain, National Hurricane Center (NHC) a dévoilé, lundi 20 avril, la nomenclature des cyclones pour l'année en cours. Si les prévisions anticipent une activité inférieure aux normales historiques, le traumatisme du désastreux ouragan Melissa de 2025 incite les Caraïbes à maintenir une vigilance absolue.
À six semaines de l'ouverture officielle de la saison cyclonique dans l'Atlantique, qui s'étendra du 1er juin au 30 novembre 2026, l'architecture météorologique de ces prochains mois se précise. Le Centre national des ouragans (NHC) a rendu publique, le 20 avril, la liste des vingt-et-un noms préemptés pour baptiser les futures dépressions tropicales. De la lettre A à W, la série est prête à rythmer les bulletins d'alerte : Arthur, Bertha, Cristóbal, Dolly, Edouard, Fay, Gonzalo, Hanna, Isaías, Josephine, Kyle, Leah, Marco, Nana, Omar, Paulette, René, Sally, Teddy, Vicky et Wilfred.
Des prévisions modérées par le phénomène El Niño
L'emballement atmosphérique pourrait, cette année, être freiné par une dynamique océanique bien connue. Selon les projections de l'Université d'État du Colorado (CSU), institution de référence en météorologie aux États-Unis, la saison 2026 devrait être marquée par le retour du phénomène El Niño, entraînant mécaniquement une activité cyclonique inférieure aux moyennes habituelles. L'analyse de l'académie esquisse la formation de treize cyclones nommés. Parmi ces phénomènes, seuls six atteindraient le stade d'ouragan, dont deux seraient classés comme " majeurs " soit une intensité de catégorie 3 ou supérieure sur l'échelle de Saffir-Simpson, qui en compte 5. Ces modélisations se situent en deçà de la norme historique, traditionnellement fixée à quatorze cyclones, sept ouragans et trois majeurs. Malgré cette relative clémence apparente, les prévisionnistes se gardent de tout triomphalisme. Le rapport de la CSU estime ainsi à 32 % la probabilité qu'un ouragan majeur touche directement les côtes des États-Unis.
Le spectre tragique de l'ouragan Melissa
Pour les territoires insulaires, la prudence n'est pas qu'une question de statistiques, mais une leçon de survie fraîchement réapprise. Cette annonce intervient dans un bassin caribéen dont l'économie et les infrastructures pansent encore les plaies de la saison 2025.
Le rapport rappelle avec insistance la trajectoire meurtrière de Melissa, le phénomène le plus dévastateur de l'année précédente. Ayant frappé la Jamaïque avec une puissance maximale de catégorie 5, ce monstre météorologique avait semé la désolation à travers la région. Le bilan humain s'était élevé à 95 morts dans les pays caribéens, assorti de dommages matériels colossaux frôlant la barre des 9 milliards de dollars. Une réminiscence brutale qui souligne qu'il suffit d'un seul cyclone touchant terre pour transformer une saison statistiquement " calme " en véritable catastrophe régionale.
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