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Vivre avec Parkinson : deux femmes face à la maladie

24 April 2026
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Atteintes de la maladie de Parkinson, Marie-Catherine et Guylaine ont appris à composer avec les tremblements, la lenteur et les raideurs. Suivies médicalement et engagées dans des activités physiques, elles témoignent d'un quotidien où l'essentiel demeure de rester en mouvement.

Elles ne se connaissaient pas forcément avant de
se rencontrer à l'association France Parkinson. Et pourtant, leurs
histoires se répondent. Celle de Marie-Catherine, 65 ans, et celle
de Guylaine, 63 ans, deux femmes confrontées à la maladie de
Parkinson, racontent une même réalité : celle d'un quotidien à
réinventer, entre contraintes physiques et volonté farouche de
rester actives.

« Un jour on trouvera un
remède »

Pour Marie-Catherine, tout commence il y a une
dizaine d'années. « J'avais des tremblements », dit-elle
simplement. C'est une conférence organisée par l'association France
Parkinson qui déclenche le déclic. « Une amie m'en a parlé,
nous y est sommes allées après le travail. Et là, je me suis
reconnue dans les symptômes. » Le lendemain, elle consulte.
Les examens et la neurologie confirment.

Le diagnostic ne la fait pas basculer dans la
peur. Au contraire. « Je me suis dit : même si on ne guérit
pas, un jour on trouvera un remède. » Une forme de confiance,
presque immédiate.

Depuis, elle continue d'avancer. « Je fais
tout ce qu'il y a à faire. Je ne conduis plus, mais je prends le
bus. Je voyage. Je ne reste pas seule. » Les tremblements sont
là, parfois plus présents, parfois presque absents. « Quand je
suis trop agitée, ça peut revenir. » Mais ce qu'elle décrit
surtout, ce sont les raideurs, la lenteur, les difficultés à se
relever après être restée assise trop longtemps.

Autour d'elle, les proches veillent. « Ils me
surprotègent. Moi, je fais mes affaires », sourit-elle.

Son quotidien est rythmé par les soins :
neurologue, médicaments, kinésithérapie, balnéothérapie. Et par une
activité qu'elle n'aurait jamais imaginé pratiquer. « Le
ping-pong... ça fait deux ans. Et j'adore...