Emploi en Guadeloupe : le chômage poursuit sa baisse au premier trimestre 2026
Le marché de l'emploi continue de montrer des signes d'amélioration en Guadeloupe au premier trimestre 2026. Selon les dernières données publiées par France Travail et la Dares, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits en catégories A, B et C recule de 1,1 % sur trois mois et de 4 % sur un an.
Selon la dernière publication de la Direction de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités ce mardi (28 avril), la Guadeloupe affiche des résultats plus favorables que l'Hexagone.
En effet, sur le premier trimestre 2026, le nombre de demandeurs d'emploi en catégories A, B et C diminue de 1,1 % dans l'archipel, contre seulement 0,3 % à l'échelle nationale. La baisse est encore plus nette pour les personnes totalement sans emploi : -1,2 % en Guadeloupe sur le trimestre et -6,2 % sur un an.
Les jeunes restent les principaux bénéficiaires de cette amélioration. Le nombre de demandeurs d'emploi de moins de 25 ans baisse de 11,4 % sur un an dans les catégories A, B et C. Chez les moins de 25 ans totalement sans emploi, la diminution atteint même 13,6 %. Les actifs âgés de 25 à 49 ans enregistrent également un recul du chômage de 3,1 % sur un an, tandis que les plus de 50 ans voient leur situation s'améliorer plus modestement (-2,7 %).
Dans les autres territoires ultramarins, les évolutions sont contrastées. La Martinique affiche une baisse annuelle de 8 %, tandis que la Guyane reste le seul territoire à enregistrer une hausse du nombre de demandeurs d'emploi (+4,2 %).
Le chômage de longue durée reste important
Derrière cette amélioration globale, un autre indicateur suscite davantage d'inquiétude : celui du chômage de longue durée. En Guadeloupe, plus d'un demandeur d'emploi sur deux est inscrit à France Travail depuis au moins un an.
Au premier trimestre 2026, 30 110 personnes étaient concernées par cette situation, soit une hausse de 5,8 % sur un an. Désormais, les chômeurs de longue durée représentent 56 % des inscrits en catégories A, B et C, un niveau supérieur à celui observé dans l'ensemble de la France, où cette proportion atteint 46 %.
À l'inverse, le nombre de personnes inscrites depuis moins d'un an diminue fortement (-14,2 % sur un an). Cette évolution peut traduire une amélioration des sorties rapides du chômage, mais elle souligne aussi les difficultés persistantes pour les personnes durablement éloignées de l'emploi.
La réforme de France Travail brouille les chiffres
Les statistiques de ce début d'année restent toutefois marquées par les effets de la réforme liée à la loi pour le plein emploi entrée en vigueur en 2025. Depuis cette date, les bénéficiaires du RSA, certains jeunes suivis par les missions locales et les personnes accompagnées par Cap emploi sont automatiquement inscrits à France Travail.
Cette réforme a conduit à la création de deux nouvelles catégories statistiques. En Guadeloupe, 1 263 personnes sont désormais recensées en catégorie F, correspondant aux publics en parcours social, tandis que 16 337 personnes figurent en catégorie G, en attente d'orientation.
Autre changement majeur : le nouveau régime de sanctions mis en place depuis juin 2025. Celui-ci limite les radiations administratives au profit d'un système de suspension-remobilisation. Résultat, les sorties des listes pour radiation ont fortement chuté. France Travail estime d'ailleurs que sans cette réforme, la baisse du chômage aurait été encore plus marquée au premier trimestre 2026.
Malgré ces ajustements statistiques, la tendance générale reste orientée à la baisse. Une amélioration qui devra désormais se confirmer dans les prochains mois pour traduire une véritable reprise durable de l'emploi en Guadeloupe.
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