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Herbiers, insectes : les collections naturalistes ont été sorties des tiroirs

30 April 2026
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Par Stéphanie VÉLIN [email protected]

L'INRAE travaille à rendre ses collections accessibles en ligne. Une manière de faire circuler ces archives du vivant, en Guadeloupe, dans la Caraïbe et au-delà.
L'INRAE travaille à rendre ses collections accessibles en ligne. Une manière de faire circuler ces archives du vivant, en Guadeloupe, dans la Caraïbe et au-delà. • STÉPHANIE VÉLIN

Mardi 28 avril, à Petit-Bourg, l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement (INRAE) a présenté ses collections naturalistes. Objectif principal : mieux connaître la biodiversité guadeloupéenne pour mieux la conserver.

Dans la salle Marc Ridet, mardi matin, ils étaient
environ une cinquantaine. Botanistes, entomologistes, et
biologistes ont assisté à la présentation de l'état des fonds
scientifiques, patiemment constitués au fil des décennies et
soigneusement préservés dans les tiroirs de l'Institut national de
recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement
(INRAE). Ces collections, les « belles endormies » comme les
appelle Marc Gayot, directeur du Conservatoire botanique national
des Îles de la Guadeloupe retrouvent aujourd'hui une place centrale
dans la connaissance du vivant de l'archipel.

Où pousse la fougère, c'est la bonne
terre

Première collection mise en avant : l'herbier
GUAD. Il rassemble aujourd'hui plus de 15 000
« parts », c'est-à-dire des échantillons de plantes
conservés et documentés. Environ 2 535 espèces y sont
recensées. « Cette collection est la plus importante des
Petites Antilles », précise Franciane Nuissier, ingénieure
d'études et responsable...