« Le football n’est pas un ring de boxe » : la Ligue Guadeloupéenne de Football dit stop aux violences
La Ligue Guadeloupéenne de Football a frappé fort ce lundi 4 mai. Dans un communiqué cinglant, elle condamne « avec la plus grande fermeté » les actes de violence survenus lors de plusieurs rencontres U17 et U19 ce week-end. Des éducateurs et des parents, censés montrer l’exemple, s’en sont pris physiquement à des arbitres.
Les matchs de jeunes, censés être des moments de plaisir et d’apprentissage, ont tourné au vinaigre ce week-end en Guadeloupe. Des arbitres et d’autres « acteurs du football » ont été agressés physiquement. Le plus alarmant ? Ces violences ne viennent pas de joueurs adolescents survoltés, mais d’adultes. « S’en prendre physiquement à un arbitre ou tout autre acteur du football est inacceptable et contraire à toutes les valeurs du sport. Quand ces agressions proviennent d’éducateurs et de parents adultes, censés montrer l’exemple, c’est une faute grave », écrit la Ligue. Des enfants évoluant en U19 et en U17 ont assisté, impuissants, à ces débordements. Un signal d’alarme pour le football guadeloupéen.
Ce n’est pas la première fois que la Ligue doit faire face à de tels agissements. La saison dernière, elle avait déjà mis en place un protocole d’avant et d’après match pour tenter d’endiguer les violences. Il y a à peine six semaines, elle lançait une campagne contre les violences. Le message était clair : « tolérance zéro ». Mais les mots ne suffisent manifestement pas. Les actes, eux, se répètent. D’où la décision de la Ligue de passer à la vitesse supérieure.
La commission de discipline saisie, des sanctions à venir
La Ligue a d’ores et déjà saisi sa commission de discipline. Sur la base des rapports officiels et des dépôts de plainte, des « sanctions administratives et sportives seront prononcées contre les clubs et les licenciés identifiés ». Suspensions, amendes, retraits de points, exclusion des compétitions : toutes les options sont sur la table. Plus grave encore, la Ligue se réserve « le droit de se porter partie civile, après accord de l’Administrateur Judiciaire ». Les auteurs des violences pourraient donc être poursuivis devant les tribunaux. Une menace qui n’a rien de symbolique.
Le ton du communiqué est sans ambiguïté. La Ligue met en garde l’ensemble des acteurs du football : clubs, éducateurs, parents. « Vous êtes responsables. La LGF ne peut pas s’engager seule ». Et elle conclut par un message direct, presque intime : « Si vous n’êtes pas capables d’encadrer ou de soutenir dans la bienveillance et le respect, ne venez plus au stade ». Après les discours, les engagements, les campagnes, la Ligue passe aux actes. Le football guadeloupéen doit se regarder dans un miroir et changer ses pratiques. Avant qu’il ne soit trop tard.
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