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Le lynchage en 2022 du Guadeloupéen Hans Nomertin et d’un ami Mahorais était bel et bien raciste

16 June 2026
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Justice dans l'Hexagone

Richard GARNIER avec France 3 Occitanie

Le caractère raciste du lynchage collectif de Hans Nomertin, Guadeloupéen, et de son ami Mahorais Mourad, agressés à tort lors d'une fête de village à Verzeille dans l'Aude en 2022, a enfin été reconnu par la Cour d'appel de Montpellier. 
Le caractère raciste du lynchage collectif de Hans Nomertin, Guadeloupéen, et de son ami Mahorais Mourad, agressés à tort lors d'une fête de village à Verzeille dans l'Aude en 2022, a enfin été reconnu par la Cour d'appel de Montpellier.  • IMAGE D'ILLUSTRATION/SHUTTERSTOCK

La cour d'appel de Montpellier a reconnu le caractère raciste du lynchage de Hans Nomertin, Guadeloupéen, et de son ami Mahorais Mourad, agressés à tort lors d'une fête de village à Verzeille, dans l'Aude, en 2022, après avoir été accusés de "piqûres sauvages". Trois prévenus, déjà condamnés en première instance, étaient rejugés à la demande des parties civiles, qui voulaient faire établir ce mobile raciste. C'est ce que rapporte le site de France 3 Occitanie.

La décision de la cour d'appel de Montpellier de reconnaître le caractère raciste du lynchage collectif est saluée par les parties civiles, qui voient dans cette reconnaissance une avancée majeure après un premier procès en novembre 2024 à Carcassonne, au cours duquel trois hommes avaient été condamnés pour violences en réunion, sans que le mobile raciste ne soit retenu.

"Tuez le ! Baisez-le !"

Les deux victimes, Hans Nomertin d'origine guadeloupéenne, et Mourad d'origine mahoraise, avaient été violemment passées à tabac par plusieurs individus. Un véritable lynchage collectif. Des vidéos de l'agression, largement relayées sur les réseaux sociaux, avaient notamment laissé entendre des propos tels que : " Tuez-le ! Baisez-le ! " et " C'est les noirs qui piquent ". Hans, qui tentait de fuir, avait chuté dans un fossé avant d'être roué de coups, tandis que Mourad avait reçu de violents coups de poing et de pied.

"Une grande victoire judiciaire"

Soutenues par l'association Maison des potes, les victimes avaient fait appel afin de faire reconnaître le caractère raciste de l'attaque. Pour Samuel Thomas, président de l'association, cette décision constitue " une grande victoire ", selon des propos rapportés par France 3 Occitanie. L'affaire se poursuit toutefois sur le plan judiciaire : une nouvelle enquête doit être ouverte, et certaines personnes jusqu'ici considérées comme témoins pourraient être entendues à leur tour et poursuivies pour complicité de violences aggravées à caractère raciste.