Un bateau, une cascade, des centaines d'icebergs, et un soleil étincelant: Ursula von der Leyen s'est offert un voyage aux allures de carte postale dimanche au Groenland, territoire prisé par Donald Trump mais que l'Europe veut à tout prix soutenir.
A bord d'un navire bleu et blanc traversant les eaux turquoises de cette immense île arctique, la présidente de la Commission européenne est accompagnée du chef du gouvernement groenlandais Jens-Frederik Nielsen et de la Première ministre danoise Mette Frederiksen.
Le bateau s'arrête. D'abord pour longer une cascade. Puis pour observer un iceberg.
Unité
Le trio admire la scène tout sourire, les dirigeants échangent des plaisanteries et posent pour les photos.
L'objectif affiché est on ne peut plus clair : montrer l'unité.
La croisade de Donald Trump début janvier, qui a menacé de prendre l'île arctique par la force, a donné des sueurs froides à ces trois dirigeants, incrédules face aux velléités d'un allié historique.
Sept mois sont passés depuis, la température est un peu retombée. Mais le président américain n'a jamais complétement renoncé à son intention de contrôler le territoire.
La cheffe de l'exécutif européen passe deux jours sur cette île située à cinq heures d'avion de Bruxelles, avec pour ambition d'afficher un soutien fort de l'Europe à ce territoire, assorti de promesses d'investissements.
"Peur" de Trump
Après plus d'une heure de voyage, le bateau s'arrête à nouveau. Et accoste à Qoornoq, un petit village aux maisons colorées.
Le trio de dirigeants est reçu par des habitants tenant un grand drapeau rouge et blanc du Groenland entre leurs mains.
L'un des habitants, Peter Lyberth, confie à l'AFP avoir encore "peur" de Donald Trump et de ce que les Américains pourraient faire à ce territoire, s'ils venaient à l'occuper.
Mais Ursula von der Leyen, occupée à récolter des baies, évite de répondre quand on l'interroge sur la portée de sa visite.
"L'Europe se tient aux côtés du Groenland", écrit-elle plus tard dans un tweet assorti d’une vidéo où elle aperçoit une baleine. "Nous naviguerons ensemble à travers ces changements".
cjc/cbw/dth

• Mads Claus Rasmussen
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