Canicule: ” Probablement pas la même surmortalité que 2003 “, selon la ministre de la Santé
La ministre de la Santé Stéphanie Rist a estimé dimanche sur BFMTV que " même si la canicule est comparable d'un point de vue météorologique à celle de 2003, on ne sera pas probablement dans la même situation d'un point de vue sanitaire ".
On n'aura " probablement pas la même surmortalité " que la canicule de 2003 qui avait causé 15.000 décès, a dit la ministre. Depuis mercredi, un millier de décès de plus que la normale ont déjà été recensés en France, a annoncé dimanche l'agence nationale de santé publique.
Les premières données commencent à remonter sur les décès liés à la canicule en train de s'achever en France, après plus de dix jours d'une ampleur exceptionnelle.
Un épisode plus intense qu'en 2003
L'épisode est, sur le plan climatique, d'ores et déjà considéré comme plus intense que la canicule de 2003, à la fois emblématique par sa durée et ses conséquences dramatiques. 15.000 personnes étaient décédées en France, essentiellement âgées.
Mais " si la canicule est comparable d'un point de vue peut-être météorologique à celle de 2003, on ne sera pas probablement dans la même situation d'un point de vue sanitaire ", a assuré Mme Rist.
" En 2003, nous n'avions pas la même connaissance médicale par rapport aux canicules ", a-t-elle insisté. " Nous n'avions pas non plus l'organisation de l'État et l'organisation de nos EHPAD, par exemple. "
" Nous voyons que le fait de faire de la prévention, d'avoir des pièces rafraîchies dans les EHPAD, probablement ne montrera pas la même surmortalité ", a-t-elle poursuivi.
Le millier de décès supplémentaires sur les derniers jours, rapporté par Santé publique France, est toutefois certainement sous la réalité, puisque le décompte ne commence qu'à mercredi, date où la canicule s'est encore accentuée après plusieurs jours, et surtout, que les effets sur l'organisme se font parfois sentir des jours après la fin des fortes chaleurs.
Et, comme l'a rappelé Mme Rist, les inquiétudes portent surtout sur les décès à domicile, qui ont augmenté de près de moitié (+40%) par rapport à la normale sur les derniers jours.
" Il est temps encore ce weekend, même si les températures baissent, d'aller cogner à la porte du voisin pour savoir comment il va ", a insisté la ministre.
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