Les automobilistes guadeloupéens devront une nouvelle fois mettre la main au portefeuille. À compter du 1er mai 2026, les prix des carburants connaissent une forte hausse sur l'archipel.
Cette nouvelle augmentation confirmée par les services de l'État, intervient dans un contexte international toujours marqué par les tensions sur les marchés pétroliers.
Le litre de super sans plomb passe à 1,97 euro, soit une augmentation de 10 centimes, tandis que le gazole atteint désormais 2,11 euros le litre, en hausse de 15 centimes. Le prix de la bouteille de gaz reste quant à lui stable à 20,51 euros.
Une hausse alimentée par les tensions mondiales
Depuis plusieurs mois, la Guadeloupe subit les conséquences directes de la flambée des cours du pétrole brut sur les marchés internationaux. Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient continuent de peser lourdement sur les prix des produits pétroliers raffinés.
Dès la fin du mois d'avril, la préfecture avait réuni les représentants des filières économiques de l'archipel afin d'anticiper cette nouvelle hausse annoncée comme " inévitable ". Le cours du brut avait encore progressé de 32 % au cours du mois d'avril, après plusieurs semaines de forte volatilité des marchés mondiaux.
Le gazole apparaît particulièrement touché par cette nouvelle révision tarifaire. En dépassant désormais les 2 euros le litre, il franchit un seuil symbolique qui inquiète autant les particuliers que les professionnels du transport.
Le sans-plomb, lui aussi en hausse, reste sous la barre des 2 euros mais poursuit une progression quasi continue depuis le début de l'année.
Les professionnels redoutent un impact économique
Cette nouvelle augmentation ravive les inquiétudes des transporteurs, artisans, pêcheurs et entreprises du BTP, déjà fragilisés par la hausse des coûts d'exploitation depuis plusieurs mois.
Pour tenter d'amortir le choc, l'État maintient une aide de 20 centimes par litre destinée à certains secteurs professionnels stratégiques. Une mesure jugée indispensable par les acteurs économiques locaux, même si beaucoup estiment qu'elle ne suffira pas à compenser durablement l'explosion des coûts énergétiques.
Car au-delà du simple passage à la pompe, cette hausse menace d'avoir des répercussions sur l'ensemble de l'économie locale : coût des livraisons, transport des marchandises, prix des matériaux ou encore inflation sur certains produits de consommation.
Plusieurs représentants professionnels craignent également une répercussion directe sur les prix alimentaires dans les prochaines semaines.
Le gaz épargné
Seule relative bonne nouvelle pour les ménages : le prix de la bouteille de gaz reste inchangé à 20,51 euros en mai. Une stabilité qui contraste avec les fortes hausses observées sur les carburants routiers.
Les autorités rappellent néanmoins que le système de prix administrés appliqué dans les territoires ultramarins permet encore de limiter partiellement les fluctuations mondiales. Contrairement à l'Hexagone, les prix sont encadrés chaque mois par arrêté préfectoral afin de tenir compte des réalités économiques locales.
Mais malgré ce mécanisme de régulation, la Guadeloupe ne semble plus pouvoir échapper durablement à la flambée mondiale des prix de l'énergie.
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