Par Dragan JASMIN [email protected]

Longtemps dévalorisé, le métier d'éboueur semble aujourd'hui gagner en reconnaissance. Derrière l'image parfois réductrice de l'agent accroché à l'arrière d'un camion, les travailleurs de la collecte des déchets décrivent un quotidien exigeant, rythmé par les horaires décalés, l'effort physique, les odeurs, les poussières et les règles de sécurité. Un métier indispensable, mieux encadré qu'avant, mais qui reste loin du confort.
Employé depuis deux ans chez Nicollin, un ripeur
explique avoir toujours voulu exercer ce métier. Selon lui, le
regard porté sur la profession a évolué. « Avant, c'était un
métier dévisagé. Beaucoup ne voulaient pas le faire. Aujourd'hui,
il est davantage respecté », estime-t-il. Sur le terrain, il
dit ne pas avoir été particulièrement marqué par des situations
choquantes. Avec le temps, les agents finissent par s'habituer aux
poussières et aux odeurs. Mais cette banalisation du quotidien ne
signifie pas absence de risques. « Ce à quoi il faut vraiment
faire attention, ce sont les déchets médicaux, notamment les
seringues », souligne-t-il. En cas d'accident, l'agent
explique que la tournée s'arrête et qu'une prise en charge est
prévue.
« Ce n'est pas seulement appuyer sur un
bouton »
Malgré les protections, le métier reste exigeant.
Le ripeur refuse l'idée d'un travail simple ou automatique.
« Ce n'est pas seulement être derrière un camion et appuyer
sur un bouton », insiste-t-il. Il faut suivre la cadence de la
tournée, manipuler les bacs, parfois courir, tout en restant
attentif au camion, aux automobilistes et aux déchets ramassés.
« Il faut être en bonne condition physique. Ce n'est pas un
métier fait pour tout le monde », poursuit-il....
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