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Crise en Guadeloupe : l’UPLG refuse de participer à la réunion convoquée par Guy Losbar

22 October 2026
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Dans une lettre ouverte adressée à Guy Losbar, président du Département et du GUSR, l'Union populaire pour la libération de la Guadeloupe (UPLG) annonce qu'elle ne participera pas à la séance de travail politique prévue ce jeudi 22 octobre. 

L'invitation de Guy Losbar aux forces politiques guadeloupéennes ne convainc pas l'Union populaire pour la libération de la Guadeloupe. Dans un courrier signé par son secrétaire général, Jean-Jacob Bicep, et daté du mercredi 21 octobre, le mouvement justifie son refus de participer à la réunion destinée à rechercher des solutions à la crise qui secoue le territoire depuis plusieurs jours.

L'UPLG estime que les tensions actuelles sont le résultat de " décennies d'incohérences politiques, économiques et administratives ". Elle considère également que les violences traduisent le désespoir d'une partie de la population confrontée à des conditions de vie difficiles.

Si le mouvement exprime son soutien aux Guadeloupéens, notamment aux commerçants touchés par les événements, il condamne fermement la répression exercée contre les lycéens et collégiens. Il attribue la dégradation de la situation à la politique menée par l'État français, qu'il qualifie de coloniale.

Des propositions pour transformer l'économie 

Pour l'UPLG, les mesures d'urgence susceptibles d'être adoptées ne suffiront pas à répondre aux attentes profondes de la population. Le mouvement appelle les élus à assumer leurs responsabilités et à travailler directement avec les Guadeloupéens, tout en demandant à l'État de répondre des siennes.

Il plaide notamment pour un modèle de développement économique viable, une amélioration de la formation et de l'éducation, une meilleure maîtrise du foncier et une souveraineté alimentaire et énergétique. L'aménagement du territoire, la protection de l'environnement et la valorisation des compétences de la jeunesse figurent également parmi ses priorités.

Ces orientations supposent, selon l'organisation indépendantiste, une évolution institutionnelle majeure. L'UPLG revendique pour la Guadeloupe des pouvoirs normatif, économique et fiscal, ainsi qu'une sortie du cadre des règles européennes. Des objectifs qui dépassent, souligne-t-elle, le cadre constitutionnel issu de la départementalisation de 1946.

L'UPLG refuse ainsi de prendre part à la séance de travail convoquée par Guy Losbar. Elle estime qu'une telle démarche risquerait de laisser l'État se présenter comme une solution à une crise dont elle le tient pour responsable.

Le mouvement critique également l'attitude du préfet de la Guadeloupe, Thierry Devimeux, qu'il accuse de mépris envers la population.

En conclusion, l'organisation réaffirme son engagement en faveur de la souveraineté du peuple guadeloupéen. " Aujourd'hui, c'est le temps de nous-mêmes ", écrit-elle, appelant à placer la jeunesse au cœur d'un projet politique et économique porté par les Guadeloupéens eux-mêmes.