Janelle Salaün entre dans l’histoire en décrochant la bague de championne WNBA
Après Sandrine Gruda et Iliana Rupert, une troisième Antillaise inscrit son nom au palmarès de la prestigieuse ligue nord-américaine. À 25 ans, la Guadeloupéenne Janelle Salaün a décroché le titre WNBA avec les Golden State Valkyries, victorieuses d’Atlanta (68-63) lors de l’ultime match 7 de la finale.
Créée il y a seulement deux saisons, la franchise des Golden State Valkyries a réalisé un exploit retentissant en gravissant les échelons à une vitesse folle pour s’offrir son tout premier titre. Au terme d’une finale haletante face à Atlanta, les Californiennes se sont imposées 68 à 63 dans un match 7 décisif. Si Janelle Salaün n’a pas été utilisée sur le parquet lors de cette ultime bataille, son apport tout au long de la saison a été l’un des piliers de ce succès historique.
L’ailière de 25 ans a en effet réalisé un exercice 2026-2027 de très haute volée. Début octobre, elle a été élue meilleure sixième joueuse de la saison (Sixth Player of the Year). Une récompense amplement méritée au vu de ses statistiques impressionnantes en sortie de banc. Sur les 40 matchs de la saison régulière qu’elle a disputés, Salaün a tourné à une moyenne de 12,7 points (un record pour une remplaçante), tout en affichant une belle adresse (42,5 % au tir global, 39,2 % à trois points et 79,6 % aux lancers francs). Elle a également pesé au rebond avec 4,0 prises par match et délivré 1,2 passe décisive en moyenne pour une évaluation globale de 11,6.
Des playoffs plus difficiles, mais un rôle de soutien précieux
Si son rendement a été exceptionnel en saison régulière, les playoffs se sont avérés plus compliqués sur le plan individuel. Sur les 10 matchs de phase finale disputés, son temps de jeu a été réduit à 10,3 minutes par rencontre. Elle a compilé des moyennes de 3,9 points et 1,1 rebond. Malgré un impact statistique moins visible (notamment face à la défense d’Atlanta), son rôle de rotation et son énergie ont permis de maintenir la cadence de l’équipe jusqu’au sommet.
Cette bague de championne vient récompenser un parcours déjà bien rempli. Médaillée d’argent avec l’équipe de France lors des Jeux Olympiques de Paris 2024, Janelle Salaün rejoint désormais le cercle très fermé des basketteuses françaises et antillaises sacrées outre-Atlantique, à l’image de la Martiniquaise Sandrine Gruda en 2016 et d’Iliana Rupert en 2022. De quoi inspirer toute une nouvelle génération de joueuses dans l’archipel.
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