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La police saisit sa 70ᵉ arme à feu de l’année en Guadeloupe

27 July 2026
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La Police nationale de Guadeloupe a annoncé avoir procédé à la 70ᵉ saisie d'une arme à feu depuis le début de l'année 2026. L'intervention, réalisée samedi soir aux Abymes, intervient dans un contexte de forte violence armée sur l'archipel, où 25 personnes ont déjà perdu la vie par arme à feu depuis le 1er janvier.

Les faits se sont déroulés samedi soir (35 juillet) aux Abymes. Lors d'une patrouille, des policiers de la Brigade anticriminalité (BAC) ont repéré deux individus au comportement jugé suspect.

À la vue des fonctionnaires, l'un des deux hommes s'est débarrassé d'une arme de poing en la jetant au sol. Les policiers sont immédiatement intervenus pour sécuriser l'arme avant de procéder à l'interpellation des deux suspects. Les circonstances précises de cette affaire et les suites judiciaires n'ont pas été détaillées à ce stade.

25 décès par armes à feu depuis janvier

Cette intervention revêt toutefois une portée symbolique. Selon la Police nationale, il s'agit de la 70ᵉ arme à feu retirée de la circulation en Guadeloupe depuis le 1er janvier 2026.

Dans le même temps, les forces de l'ordre rappellent que 25 personnes ont déjà été tuées par arme à feu sur le territoire depuis le début de l'année. Un bilan qui illustre la place prise par les armes dans les violences qui touchent régulièrement l'archipel.

Pour les enquêteurs, chaque saisie constitue un levier essentiel dans la lutte contre la délinquance armée et les règlements de comptes.

À travers cette communication, la Police nationale a souhaité rappeler que derrière chaque arme saisie se cache un potentiel drame évité.

" Cette 70ᵉ saisie n'est pas qu'une statistique. C'est sans doute un drame évité, une famille épargnée, une vie qui continuera son chemin sans jamais savoir qu'elle a été protégée ", souligne-t-elle.

L'institution a rendu également hommage aux policiers engagés quotidiennement sur le terrain. " Derrière chaque arme saisie, il y a des policiers qui refusent de laisser la violence gagner du terrain. Parce que chaque arme retirée est, avant tout, une chance de plus donnée à la vie ", conclut la Police nationale.