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L’absence du père guadeloupéen : il faut briser le silence

20 April 2026
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Pointe-à-Pitre

Marie Helena Laumuno, Raymond Otto et Stéphanie Melyon Reinette au cœur du débat.
Marie Helena Laumuno, Raymond Otto et Stéphanie Melyon Reinette au cœur du débat. • STÉPHANIE TOLLET

À la Maison Passerelle, le cercle de paroles de la Yabisi Series, porté par l'artiste et sociologue Stéphanie Melyon-Reinette, a réuni historiens, sociologues, éducateurs, médecins et citoyens autour d'une figure trop souvent réduite au cliché ou à l'absence : le père guadeloupéen.

La Maison Passerelle a accueilli un cercle de
paroles, il y a une dizaine de jours, dans le cadre de la
manifestation Yabisi Series, portée par l'artiste et sociologue
Stéphanie Melyon-Reinette. Le temps d'une soirée, historiens,
sociologues, éducateurs, médecins et citoyens ont confronté leurs
regards autour d'une figure souvent enfermée dans les
clichés : le père guadeloupéen. Une rencontre dense, à la
croisée des expériences et des savoirs, qui a mis en lumière les
tensions et les mutations d'une société en pleine redéfinition.

Dès les premiers échanges, un paradoxe s'impose.
Alors que la parole féminine se libère, l'homme demeure sous
pression, sommé d'incarner à la fois la réussite sociale et la
solidité émotionnelle, sans toujours disposer des outils pour
affronter ses fragilités. Ce déséquilibre nourrit une
incompréhension persistante et ravive des stéréotypes...