Les Abymes : Après le procès du maire Éric Jalton, la gestion de la commune des Abymes épinglée
Selon le rapport de la CRC, la mairie souffre d'une gouvernance "à structurer et à renforcer", avec un fonctionnement institutionnel jugé perfectible, un règlement intérieur obsolète, une transparence insuffisante sur les délibérations et les procès-verbaux du conseil municipal, ainsi que des délégations de pouvoir trop larges et mal encadrées. Le document souligne aussi des irrégularités importantes dans la publication des indemnités des élus et dans le régime des frais de mission, jugé contraire à la réglementation.
Un suivi patrimonial dégradé
Le rapport insiste surtout sur des pratiques de gestion qui fragilisent la sincérité des comptes. La chambre relève un suivi patrimonial dégradé, avec un écart de 385 millions d'euros entre les inventaires de la commune et l'état de l'actif du comptable public, des provisions insuffisantes et des risques juridiques non couverts, dont des litiges estimés à 1,7 millions d'euros. Elle note aussi que l'information budgétaire manque de lisibilité et de cohérence, tandis que la programmation pluriannuelle d'investissement reste trop rudimentaire. En clair, la commune gère avec des outils incomplets, sans pilotage assez rigoureux ni visibilité suffisante sur ses engagements financiers.
De trop importantes dépenses de personnel
Sur le plan financier, la CRC décrit une situation de plus en plus rigide. Entre 2019 et 2024, les charges de gestion augmentent de 13,5 %, tirées surtout par les dépenses de personnel, en hausse de 18,5 %, qui représentent 65 % des recettes de fonctionnement en 2024. Dans le même temps, le ratio de rigidité budgétaire atteint 72,4 % en 2024, alors que les règles en matière de municipalités impose moins de 54 %. Ce qui réduit fortement les marges de manœuvre de la commune et compromet sa capacité d'investissement. Le rapport pointe également l'absence de stratégie RH structurée, des outils obligatoires non mobilisés, une masse salariale difficile à maîtriser, ainsi qu'une fonction achats insuffisamment pilotée, sans véritable coordination ni stratégie globale. Les magistrats financiers concluent ainsi à une administration lourde, peu agile et trop souvent en décalage avec les exigences de bonne gestion publique.
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