Les époux Lambert ont fait croire que des « Caucasiens » squattaient leur maison
Tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre
Par Richard GARNIER [email protected]

En décembre 2023, au moment des faits, Thierry Lambert, son épouse Maud, enceinte et leurs deux enfants affirmaient vivre sous une tente depuis huit mois. Présentés à l'époque sur les réseaux comme des victimes, ils se sont retrouvés tous deux prévenus, ce vendredi, devant le tribunal correctionnel. Délibéré le premier juillet prochain.
Les propriétaires juraient ne disposer que de
70 euros d'allocations chômage par mois, en raison de la
déclaration de revenus locatifs qu'ils disaient ne pas percevoir.
Ils affirmaient ainsi avoir trouvé refuge sous une tente, installée
sur un terrain familial situé dans la section de Rifflet, à
Deshaies. Montré du doigt, un couple de locataires
« caucasiens », pour reprendre la formule de ceux qui
réclamaient de récupérer leur maison et leur studio attenant à
Donote à Lamentin. Comme souvent, lorsqu'un relan racial se fait
jour, Le collectif de défense mobile (LCDM) apporte sans
sourciller son soutien. « Un menteur avec un redresseur de
torts », s'enflamme l'avocat de la partie civile, Maître Alain
Roth. Avant d'ajouter : « Ces gens-là ont dit être
pauvres, mais ne l'étaient pas. À leur retour en Guadeloupe, ils
auraient eu sur leur compte 200 000 euros de la vente
d'une maison en France ».
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