LA PÊCHE
Par Claudia BELTON [email protected]

Les professionnels de la mer ont décidé de se mettre ensemble pour défendre la filière qui pourrait bien disparaître s'ils ne font rien. Dès 7 h 30, ce matin, ils seront devant la direction de la mer, à Fouillole, pour faire entendre leur voix.
Au port de Galbas à Sainte-Anne, l'intersyndicale
des marins pêcheurs - FO, CGT et SEPA CFDT - a convié les
professionnels, hier, à une réunion pour dénoncer l'absence de
l'État et du Comité de pêche face à leurs préoccupations.
« Nous refusons la mort de la pêche en Guadeloupe », ont
répété les intervenants, décidés à se faire entendre, n'ayant aucun
retour de leur interlocuteur. Ce matin, dès 7 h 30, ils seront à la
direction de la mer à Fouillole. Une vingtaine d'entre eux lève la
main pour dire qu'ils seront aux côtés de l'intersyndicale
réalisant qu'ils doivent jouer collectif s'ils veulent être pris au
sérieux et peut-être sauver la profession. « Il vaut mieux
perdre deux jours, que des années », a répété Jean-Michel
Landre, secrétaire général CGT marin pêcheur, cherchant à
convaincre les derniers réfractaires. Sous le hangar, les pêcheurs
sont venus de Sainte-Rose, de Basse-Terre de Saint-François, de
Marie-Galante et des Saintes. Prenant la parole, le secrétaire
général du syndicat CGT explique que l'intersyndicale a téléphoné,
envoyé des mails au comité régional des pêches, censé les défendre
et les informer des circulaires prises par l'État. « Nous
n'avons eu aucune réponse, souligne Jean-Michel Landre. Nous avons
entrepris la même démarche auprès de la direction de la mer. Sans
aucune réponse là encore. Nous leur avons demandé une réunion afin
d'aborder tous les problèmes qui nous préoccupaient : le carburant,
l'arrêté de juillet 2024, la VMS...
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