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Louis Mussington et ses vice-présidents devant la justice en octobre : deux affaires, deux jugements

04 June 2026
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Par Christophe VERGER avec Le Pélican [email protected]

Louis Mussington, président de la Collectivité de Saint-Martin, comparaîtra devant le tribunal de proximité de Saint-Martin les 5 et 6 octobre pour des soupçons de prise illégale d’intérêts et les 7, 8 et 9 octobre 2026 pour les faits de « favoritisme ».
Louis Mussington, président de la Collectivité de Saint-Martin, comparaîtra devant le tribunal de proximité de Saint-Martin les 5 et 6 octobre pour des soupçons de prise illégale d’intérêts et les 7, 8 et 9 octobre 2026 pour les faits de « favoritisme ». • DR

Le président de la Collectivité de Saint-Martin, Louis Mussington, sera jugé en octobre 2026 dans deux affaires distinctes. La première concerne des soupçons de prise illégale d’intérêts liés à l’embauche de proches. La seconde porte sur du « favoritisme » et du « détournement d’objets publics » concernant la location de véhicules sans marchés publics.

Louis Mussington a signé sa convocation par officier de police judiciaire (COPJ) ce mercredi à Saint-Martin. Il devra comparaître devant le tribunal de proximité de Saint-Martin à deux reprises :

- Les 5 et 6 octobre 2026 pour l’affaire de prise illégale d’intérêts, qui concerne des embauches de personnes proches du président.

- Les 7, 8 et 9 octobre 2026 pour les faits de « favoritisme » et de « détournement d’objets publics », dans laquelle ses quatre vice-présidents sont également mis en cause.

Le second volet, instruit par le parquet, reproche à Louis Mussington et à ses vice-présidents d’avoir loué des véhicules à certaines sociétés sans respecter la procédure des marchés publics. Les élus auraient également bénéficié de ces véhicules à titre personnel sans autorisation. Les quatre vice-présidents concernés sont Alain Richardson, Bernadette Davis, Michel Petit et Dominique Louisy. Ils devraient être convoqués à la gendarmerie ce jeudi, selon nos informations. À l’issue de sa garde à vue, Michel Petit, vice-président chargé de la santé, s’est défendu sur les ondes : « J’ai découvert, au cours de mon audition, qu’il n’y a rien en place pour encadrer légalement les véhicules de la Collectivité, que ce soit des véhicules de fonction ou de service. Les démarches administratives et juridiques n’ont jamais été faites ».

Une garde à vue fin avril et une convocation officielle

Les cinq élus avaient été placés en garde à vue fin avril 2026. Cette semaine, Louis Mussington a signé sa COPJ pour les deux procédures. Le parquet confirme que les quatre vice-présidents seront également convoqués devant le tribunal en octobre, dans le même temps que le président. Le quotidien saint-martinois Le Pélican a révélé ces informations, confirmant que la justice va examiner en détail les anomalies financières et les pratiques d’attribution des véhicules au sein de la Collectivité.