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Réquisitions contre Laurie Salin inférieures à sa première condamnation

06 May 2026
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Cour d'appel de Basse-Terre

Par Richard GARNIER [email protected]

Laurie Salin a contesté tout rôle de dirigeante dans ce trafic présumé d'armes, affirmant que ce pseudonyme de « Boss Lady » relevait d'une image construite sur les réseaux sociaux.
Laurie Salin a contesté tout rôle de dirigeante dans ce trafic présumé d'armes, affirmant que ce pseudonyme de « Boss Lady » relevait d'une image construite sur les réseaux sociaux. • RÉSEAUX SOCIAUX/PAGE FACEBOOK DE LAURIE SALIN

Laurie Salin, surnommée la « Boss Lady », a été rejugée hier à Basse-Terre pour un trafic d'armes présumé entre l'île de la Dominique et la Guadeloupe. Une peine de cinq ans d'emprisonnement a été requise, soit moins que les huit années prononcées par le tribunal correctionnel pointois. Délibéré le 23 juin prochain.

Devant la chambre des appels correctionnels à
Basse-Terre, la prévenue âgée de 39 ans a été conduite hier, sur le
banc des prévenus sous escorte renforcée, ce que sa défense a
d'ailleurs dénoncé. Très amaigrie, par près de quatre années et
demi de détention provisoire, Laurie Salin est vêtue de façon sobre
et classique, en robe blanche. À nouveau, durant l'audience, elle a
nié les faits qui lui sont reprochés. Elle a contesté tout rôle de
dirigeante dans ce trafic, affirmant que ce pseudonyme de
« Boss Lady » relevait d'une image construite sur les
réseaux sociaux.

Sa défense demande la relaxe

L'accusation s'appuie notamment sur des échanges
WhatsApp évoquant commandes, livraisons et types d'armes, dont
certaines ont été retrouvées lors de perquisitions chez des
acheteurs présumés. Le parquet estime ces éléments suffisants pour
établir...