Par Stéphanie VÉLIN [email protected]

Jeudi 7 mai, à l'Université des Antilles, la deuxième conférence du cycle « Si bato pa rivé, ka nou ka fè ? » a déplacé la souveraineté alimentaire du slogan vers une question très concrète : qui produit, qui achète, qui décide ?
Jeudi après-midi à l'amphithéâtre Lepointe du
campus de Fouillole, l'acte 2 du cycle de conférences publiques
« Si bato pa rivé, ka nou ka fè ? » a choisi de
regarder ce vertige en face : se nourrir. Des tables rondes
organisées avec des agriculteurs, représentants de filières,
producteurs bio. On parle terre, foncier, poules, semences,
marchés, énergie, prix et maladies. La souveraineté alimentaire
commence là.
Pour débuter la conversation, un court-métrage est
diffusé. Très bientôt, plus de bateaux. La présentatrice de la
conférence l'annonce d'un ton grave. Plus aucun produit importé. Le
flash info a des airs de scénario catastrophe imminente. Il a en
fait été imaginé par les étudiants de Master 1 Science politique,
parcours coopération régionale et transitions écologiques en
Amérique latine-Caraïbes, à l'Université des Antilles. Réalisé par
Linda Samba et Gaëlle Laurac, le court-métrage les mène au Moule, à
la rencontre d'agriculteurs. On les voit quitter l'abstraction des
chiffres et des discours pour entrer dans les champs, cueillir des
tomates, écouter ceux qui produisent. À travers le film, les
étudiants interrogent toute la société guadeloupéenne : que
reste-t-il dans nos assiettes quand l'importation
s'arrête ?
« On sait produire »
« On n'a pas de problème de production. On sait
produire. » D'emblée,...
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