Local News

Violences dans les Outre-mer : Naïma Moutchou reconnaît des ” préoccupations légitimes “, mais condamne les pillages

20 October 2026
Promote your business with NAN

Après plusieurs jours de tensions, notamment en Guadeloupe, à La Réunion et en Martinique, la ministre des Outre-mer appelle au calme et réclame " la responsabilité de chacun ". Elle apporte son soutien aux habitants, aux commerçants et aux forces de l'ordre.

Deux jours après le début d'une vague de violences urbaines qui touche plusieurs territoires ultramarins, Naïma Moutchou a fait le point sur la situation, lundi 19 octobre, avec les préfets des Outre-mer. La ministre a évoqué les moyens mobilisés pour assurer la sécurité de la population, alors que la Guadeloupe, La Réunion et la Martinique ont notamment été touchées par de graves incidents.

Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, elle a tenu à exprimer son soutien aux personnes affectées par ces événements. " Mes premières pensées vont aux habitants, aux commerçants et à tous ceux qui subissent les conséquences de ces événements ", a-t-elle déclaré.

La ministre a également salué l'engagement des forces de l'ordre et des secours. " J'exprime également mon soutien le plus ferme aux policiers, aux gendarmes et aux personnels de secours engagés sur le terrain. Plusieurs ont été blessés. Je pense à eux et à leurs familles et leur dis toute ma reconnaissance ", a-t-elle ajouté.

Vie chère, carburant, jeunesse : des " préoccupations légitimes "

Naïma Moutchou reconnaît les difficultés qui alimentent le mécontentement dans les territoires ultramarins. La vie chère, le prix du carburant et les conditions d'études des jeunes figurent parmi les préoccupations exprimées lors des mobilisations.

" Je sais les difficultés du quotidien, les inquiétudes sur la vie chère, le carburant, les attentes des jeunes sur leurs conditions d'études. Ces préoccupations sont légitimes et appellent des réponses concrètes. Nous y travaillons chaque jour ", affirme-t-elle.

La ministre entend ainsi distinguer les revendications sociales des violences commises en marge des mobilisations. Si elle reconnaît la légitimité des préoccupations exprimées, elle refuse que celles-ci servent à justifier les dégradations et les pillages.

" On ne peut pas prétendre défendre le pouvoir d'achat et l'égalité des droits en pillant des magasins, en empêchant des salariés d'aller travailler ou en pénalisant les familles que l'on prétend défendre ", insiste-t-elle.

" Manifester est un droit "

Face à ces incidents, la ministre des Outre-mer appelle à la responsabilité collective et rappelle que la liberté de manifester ne saurait se faire au détriment de la sécurité des habitants.

" Manifester est un droit. Vivre, circuler et travailler en sécurité aussi ", souligne Naïma Moutchou.

Son message intervient dans un contexte de tensions où les difficultés économiques et sociales exprimées dans les territoires se conjuguent à des violences qui affectent les habitants, les commerces et les services de secours. La ministre affirme que les préoccupations du quotidien doivent recevoir des réponses concrètes, tout en réaffirmant la nécessité de protéger les personnes et les biens.