Si vous avez levé les yeux au ciel ce samedi 25 avril, vous avez peut-être aperçu un cercle lumineux entourant le soleil. Ce phénomène, appelé halo, est un effet optique bien connu des météorologues et des passionnés.
Ce samedi, de nombreux Guadeloupéens ont eu la surprise d’observer autour du soleil un anneau lumineux, parfois coloré sur ses bords. Ce phénomène n’a rien d’extraordinaire, même s’il reste relativement rare sous nos latitudes tropicales. Les halos désignent des phénomènes optiques prenant la forme d’anneaux, d’arcs, de colonnes ou de foyers lumineux, autour du Soleil (ou de la Lune). Ils sont engendrés par la réfraction et la réflexion de la lumière par des cristaux de glace en suspension dans l’atmosphère. Pour qu’un halo se forme, deux conditions sont nécessaires : une source lumineuse (le Soleil ou la Lune) et un nuage de cristaux de glace. Ces cristaux, de forme hexagonale, en colonne ou en plaquette, agissent comme des prismes naturels. Selon leur forme et l’angle sous lequel le rayon solaire les frappe, la lumière est déviée à différents degrés.
Le halo observé ce samedi est très probablement le « petit halo », également appelé halo de 22°. C’est le plus fréquemment observé. Il dessine un cercle lumineux, souvent blanc, autour du Soleil, formant un angle de 22° par rapport aux rayons incidents. Ce halo naît lorsque les rayons lumineux traversent deux faces latérales de cristaux de glace en colonne, dont l’axe est à peu près perpendiculaire à la lumière. Le rayon ressort en étant dévié de 22°. Parfois, on peut apercevoir une frange rouge sur le bord intérieur du cercle et une frange violette sur le bord extérieur. La raison : le rouge, dont la longueur d’onde est plus grande, est moins dévié que le violet. L’intérieur de l’anneau apparaît souvent plus sombre que le reste du ciel, ce qui renforce le contraste.
Le grand halo de 46°, beaucoup plus rare
Beaucoup plus rare, le « grand halo » (ou halo de 46°) existe aussi. Il est toujours moins lumineux que le petit halo, car les rayons lumineux subissent deux réfractions avant de parvenir à l’œil. Là encore, son bord intérieur est teinté de rouge. Mais les conditions nécessaires à son apparition sont plus complexes, ce qui explique sa rareté sous nos latitudes.
Pourquoi ce phénomène en Guadeloupe ?
Si les halos sont plus fréquents à proximité des pôles, où l’air glacé regorge de cristaux, ils peuvent aussi se produire sous les climats tropicaux. Il suffit que des cristaux de glace soient présents en haute altitude, dans des nuages de type cirrus. Ces nuages, composés de glace, peuvent traverser le ciel guadeloupéen à n’importe quelle saison, notamment en période de perturbations atmosphériques.
Ce samedi, c’était le cas. Et les Guadeloupéens ont eu la chance de pouvoir admirer ce spectacle naturel, à condition bien sûr de ne pas regarder le soleil directement. Un phénomène à la fois scientifique et esthétique, qui rappelle que même sous nos latitudes, le ciel réserve parfois des surprises dignes des plus belles aurores boréales.
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